LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Tournée gouvernementale sur la cherté de la vie : le Mono plaide pour la priorisation de la production locale

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La mairie de Lokossa a servi de cadre à la sensibilisation sur les mesures gouvernementales contre la cherté de la vie au Bénin pour le compte du département du Mono. La délégation gouvernementale qui a entretenu les populations du Mono est constituée des ministres de la Justice, Séverin Quenum, du Cadre de vie et du développement durable, José Tonato, et des Sports, Oswald Homéky ; des cadres à divers niveaux du département. Après le mot d’ouverture du maire de Lokossa dans lequel l’initiative gouvernementale a été saluée, place a été laissée au ministre de la Justice qui a salué ses collègues ministres présents, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Dakpè Sossou, les préfets et les directeurs centraux. A l’en croire, la descente est une mission qui a été confiée par le chef de l’Etat. « Il y a un an, le président Patrice Talon était dans la Commune de Lokossa. A cette occasion, il a demandé un nouveau mandat de 5 ans et cela lui a été accordé pour continuer l’œuvre entamée. Au fil des ans, la vie devient de plus en plus difficile suite à des situations qui font souffrir le martyre à la population. C’est dans cette démarche que le chef de l’Etat nous a envoyé pour vous expliquer le nœud de la crise que nous traversons », a confié Séverin Quenum. L’autorité ministérielle a reconnu qu’effectivement, ces derniers jours les marchandises deviennent chères dans les marchés. A titre illustratif, il a cité le pain, l’huile et le ciment. Mais à la question de savoir si la situation va perdurer ou pas ?, le ministre a fait savoir que « personne ne le sait ». C’est d’ailleurs la raison pour laquelle des réflexions ont été menées pour identifier les causes de la flambée des prix. « Nous avons vu la maladie du Covid-19 qui a créé des dégâts dans chacune de nos familles, la force à déployer pour travailler a diminué car beaucoup d’usines sont fermées, la production a baissé et le pouvoir d’achat est faible aussi depuis 3 ans », a-t-il mentionné. Selon Séverin Quenum, les Béninois croyaient voir le terme de leurs peines avec la baisse considérable des affres du Covid-19. Mais erreur, « car le transport maritime est devenu cher, la demande de transport des navires s’est accrue ; ce qui fait que les marchandises deviennent chères ». « On en était là, lorsque la guerre ukraino-russe a été déclenchée or beaucoup de nos produits proviennent de là-bas. Conséquence, les produits seront rares et chers. C’est pourquoi nous devons vous expliquer les causes de la vie chère », a ajouté l’autorité ministérielle. Pour le Garde des sceaux, le président Patrice Talon est bien conscient de la situation. « Le chef de l’Etat n’a pas croisé les bras si nous nous souvenons du temps où le Covid-19 battait son plein, les artisans ont reçu le soutien du gouvernement. Nous devons tous ensemble travailler pour l’évolution de notre pays. C’est pourquoi, le gouvernement a supprimé beaucoup de taxes sur certains produits ».

Prioriser la production locale

La parole a été ensuite donnée à la population. Conscient des causes de la cherté des produits, Jacques C. Montcho, président de la Fédération des étudiants et élèves du Mono (Feemo), a plaidé pour la valorisation de la production locale. Un plaidoyer qui n’est pas tombé dans les oreilles de sourds puisque selon Ruth Codjo, c’est le soja qui est consommé depuis un bon moment par la population. En somme, les populations ont renvoyé la balle dans le camp du gouvernement. Selon elles, le Bénin dispose de terres cultivables. Il faut que l’Etat les accompagne à les mettre en valeur pour le bonheur de tous. Après la mairie de Lokossa, cap a été mis successivement sur Aplahoué et Djakotomey pour le même exercice avec le ministre Oswald Homéky qui s’est entretenu avec les populations en langues locales. 

Jean-Eudes Chicha (Br Mono-Couffo)

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