LE MATINAL
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Social sous le ‘’Nouveau départ’’: Les voyants sont au vert

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(Le projet Arch, une mine)

Alors que les opposants soulignent avec véhémence la vacuité de la politique sociale portée par le régime Talon, la population se réjouit et enchaîne en crescendo les remerciements pour les nombreux bienfaits  obtenus des actes fortement louables du gouvernement de Cotonou. De 2016 à 2022, les voyants sont au vert pour le social version  »Nouveau départ’’. 

Les premiers constats de la mise en œuvre du projet Arch

Depuis le lancement de la phase pilote,  les membres du gouvernement intéressés  par le projet Arch  ont effectué plusieurs visites de terrain dans l’esprit de suivre ce qui se passe. « Et je peux vous dire que, globalement, la population est très satisfaite. Les améliorations pourraient concerner quelques extrêmes pauvres dont les noms ne sont pas retrouvés dans la base de recensement, mais qui y seront ajoutés, avec les mêmes avantages, lors de la phase d’évaluation », a laissé entendre la ministre Véronique Tognifodé  lors du bilan an 4. Jusqu’en 2022,  dans le cadre du projet Arch, il y a déjà plus de 7.000 prises en charge.

Les cibles  du projet selon le Dg de l’Anps, Venant Quenum

« Le projet a différentes cibles en fonction des quatre (4) services. Pour le volet Assurance maladie, la loi 2020-037 du 3 février 2021 fait obligation à l’Etat d’offrir gratuitement l’assurance maladie aux populations considérées comme pauvres extrêmes. Et donc, nous nous évertuons à identifier ces personnes sur toute l’étendue du territoire national afin de rendre opérationnelles ces dispositions de loi qui veut qu’on leur offre ce service gratuitement. Pour les pauvres ordinaires, ils  seront subventionnés dans l’accès à l’assurance maladie. L’Etat a également la responsabilité d’offrir l’assurance maladie à tous ses fonctionnaires et les employeurs privés en feront de même. Pour ce qui est du volet formation professionnelle, elle est orientée vers  les artisans prioritairement et les artisans du secteur informel qui constituent la cible de ceux qui traditionnellement, n’avaient  pas d’autres mécanismes de formation à leur disposition. Nos projets de formation sont orientés vers des secteurs précis. Aujourd’hui, nous travaillons sur à peu près 22 métiers  qui intéressent les gros chantiers de l’Etat qui sont parfois en souffrance du fait d’un manque de main d’œuvre de qualité. L’année dernière, on a formé des électriciens, des maçons, des carreleurs, qui sont très utiles pour les chantiers en cours pour la cité administrative ou pour les logements sociaux  sur le site de Ouèdo. Nous avons formé des ouvriers dans ce sens. Nous  formons également des électriciens, des spécialistes en photovoltaïque ou des spécialistes en menuiserie aluminium communément appelés des vitriers chez nous. Ce sont des secteurs qui intéressent  fortement les chantiers en cours et même des particuliers qui ont  besoin d’une main-d’œuvre de très bonne qualité pour  réussir leur construction », a-t-il expliqué.

Les maladies couvertes par le projet Arch

A suivre la ministre des affaires sociales lors du bilan an 1 deuxième quinquennat, elle ne peut  citer de façon exhaustive le contenu du panier du projet Arch à cause de sa grande superficie. « Mais, je dirai que plus de 75 des pathologies, des affections des interventions les plus courantes sont compris dans le panier de soins, contrairement aux rumeurs qui circulaient au début, faisant croire que certaines maladies courantes ne sont pas dans le panier de soins. Beaucoup disaient qu’on ne soigne que le paludisme. Ce n’est pas vrai. On soigne toutes les maladies spécifiques aux enfants : les staphylocoques cutanés, pour les femmes ; les accouchements, les fissures, les maladies infectieuses qui sont les motifs des consultations les plus courantes, les hernies, appendicites etc. Donc, tout est pris en compte dans le panier de façon succincte », a-t-elle mis en lumière. Le projet Arch aujourd’hui, offre un panier de soins qui couvre 75% des affections les plus courantes et touchent le plus grand nombre. La maladie la plus courante chez nous au dire de Venant Quenum, Directeur général de l’Agence nationale de protection sociale (Anps), en charge de la gestion du projet, c’est le paludisme qui touche près de 40% de la population au moins et c’est pris en charge. « Mais quand vous avez une fracture des bras, des pieds, quand vous avez l’appendicite, vous serez opéré, quand  vous avez une césarienne à faire, vous faites la césarienne gratuite, quand vous devez  accoucher, même par voie normale, vous avez une prise en charge complète dans le cadre du panier Arch. Quand vous faites une infection digestive, quand vous faites une diarrhée, quand vous avez des maladies de peu, quand vous avez un traumatisme crânien, etc. ce sont aujourd’hui de lourdes affections qui sont intégrées dans le panier de soins de Arch », a-t-il clairement développé.

Les critères d’identification des pauvres extrêmes

Plusieurs critères définissent la pauvreté extrême.  Pour  que le gouvernement les identifie, des enquêteurs  ont parcouru des ménages de toutes les localités du pays et qui, sur la base de renseignements de ces critères, ont dressé une liste des collectes de données de la pauvreté extrême,  « et ces données sont validées sur le plan communautaire par les autorités de chaque localité.  Et lorsqu’on parle de pauvreté extrême, c’est l’individu ou le ménage qui n’a pas la capacité de son besoin alimentaire. Quand on regarde la consommation globale par tête par jour, cela ne dépasse pas 402f. Quant aux pauvres non extrême, sa consommation dépasse 402f mais cela n’excède pas 665f. Les non- extrêmes eux, ils peuvent satisfaire leurs besoins alimentaires mais pas au-delà ; notamment des besoins de logement, vêtement, éducation et autres sont difficile à satisfaire ou restent partiel », a dit Véronique Tognifodé.

Le partenariat avec les centres de santé

L’exécution du projet Arch passe par des centres de santé par zone sanitaire. A cet effet,  des contrats ont été signés. « Nous avons mis en place un mécanisme progressif où nous contractualisons avec des centres de santé par zone sanitaire. On avait commencé par sept communes pilotes. Nous sommes aujourd’hui à 21 communes pilotes et dans ces communes,  tous les centres de santé publics et confessionnels,  ont été  conventionnés par l’Agence pour prester pour le compte de nos bénéficiaires. Donc, quand vous êtes assuré auprès de Arch, et que vous vous rendez dans un centre public ou confessionnel, de votre localité ou d’une quelconque des localités des 21 communes, vous devrez être pris en charge automatiquement et la facture nous ait adressé », a précisé Venant Quenum.

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