LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

PUBLICITÉS SUR LES MÉDICAMENTS : LES MISES EN GARDE DU GOUVERNEMENT AUX MÉDIAS

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La crise du Covid-19 ne saurait-être une occasion pour inonder les organes de presse et autres réseaux, de publicités sur les médicaments et autres produits médicinaux. D’un ton ferme, le gouvernement l’a rappelé aux responsables des médias lundi 30 mars 2020 au cours d’une sortie médiatique au Ministère des affaires étrangères.

Trois ministres et le deuxième adjoint au secrétaire général du gouvernement étaient au-devant de la scène pour passer le message sur la dangerosité des publicités sur les médicaments. Il s’agit des ministres de la Santé, de la communication et de la Justice. Tour à tour, ils ont chacun relevé l’illégalité de l’acte que posent les professionnels des médias en diffusant ou en publiant les publicités sur les produits et les peines que ces derniers encourent. « On ne peut pas laisser faire et on ne peut continuer de laisser faire. Ce qui se fait aujourd’hui est un dernier avertissement lancé aux organes de presse qui sont les principaux agents de la publicité de ces produits dangereux et de cette intoxication à l’échelle nationale », a prévenu le ministre de la Justice, Séverin Quenum. Pour remémorer les responsables de presse présents à la séance et mettre tout le monde au même niveau d’information, le deuxième adjoint au secrétaire général du gouvernement, Cyrille Gougbédji,  a donné lecture du décret n°2018-262 du 28 juin 2018 portant interdiction de la publicité sur les médicaments et autres produits médicinaux au Bénin. L’article 1er interdit la publicité portant sur les professions médicales des activités, les médicaments et autres produits médicinaux. L’article 3 pour sa part, fixe les sanctions applicables en cas de récidive. « Sans préjudices des mesures administratives et autres sanctions pénales auxquelles ils peuvent s’exposer par ailleurs, sont punis d’une amende d’un million à cinq millions de FCfa, les auteurs, coauteurs ou complices d’émissions, d’affichages ou de diffusions de la publicité interdits par l’article 1er », précise l’article. Cette sortie qui tient lieu de rappel à l’ordre devra permettre aux patrons d’organes de presse de se ressaisir pour ne pas tomber sous le coup de la loi.

 

 

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