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Protection des enfants et jeunes en mobilité : Educo Bénin et les acteurs institutionnels évaluent les programmes sur le terrain    

Dans le cadre du suivi des conventions de partenariat avec les cinq Ministères sectoriels à savoir les Ministères des enseignements maternel et primaire ; des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle ; des Affaires sociales et de la microfinance ; du Travail et de la fonction publique ; puis de l’Intérieur et de la sécurité publique, la délégation pays de Educo a organisé une visite terrain des différents programmes de protection des enfants et jeunes en mobilité. Après Malanville, Ségbana et Sinendé dans le Nord, trois sites au Sud du Bénin ont accueilli la délégation conduite par la coordonatrice des programmes d’Educo Bénin lundi 14 décembre 2020.

Le Programme de cours accélérés (Pca) Létondougbé à Agla, le Centre d’écoute et d’orientation (Ceo)/Baraque du marché Dantokpa et le Centre d’accueil et de protection des enfants (Cape) Don Bosco de Porto-Novo. Voilà les trois sites qui ont reçu la mission conjointe de suivi des activités d’Educo Bénin avec les acteurs institutionnels le 14 décembre 2020. A chacune des étapes, la délégation a rencontré les acteurs de mise en œuvre des différents programmes, échangé sur les synergies mises en place avec les services déconcentrés et les acteurs locaux, participé à la mise en œuvre de quelques activités et formulé des recommandations pour l’amélioration des activités. Au Programme de cours accélérés (Pca) Létondougbé du marché d’Agla, première étape de la visite, le merveilleux travail de formation des enfants travailleurs en mobilité (Vidomingon) pour l’obtention du Certificat d’études primaires (Cep) en trois ans a été présenté. Selon l’exposé du président du gouvernement des élèves de Létondougbé B et du coordonateur des programmes de l’Ong partenaire Assovie, 84 élèves composent cette école. Ils sont répartis dans 4 classes avec un système de journée continue où ils travaillent de 8h à 14h et passent l’après-midi avec les tuteurs. « Normalement c’est trois niveaux pour ce Pca mais pour des raisons de reconstruction des marchés notamment le marché Sainte Trinité, deux niveaux ont été délocalisés dont un à Gbodjètin et le niveau 1 à Létondougbé », a expliqué André Alihonou. Pour toucher du doigt les réalités, un tour a été fait dans les différentes classes. « Dans les Pca, il y a plus de gratuité et de suivi que dans le système formel. L’enfant est inscrit gratuitement. Il a les fournitures scolaires. Mais en dehors de cela, il y a des équipes qui font son suivi psycho-social. Cela produit plus de résultats que dans le système formel. Il y a beaucoup de parents qui veulent faire intégrer leurs enfants au Pca quand bien même ce n’est pas sa cible. La cible du Pca, c’est les enfants hors de l’école », a rappelé la coordonatrice des programmes d’Educo Bénin. Dans cette veine, Carine Agossou Alihonou a rassuré la délégation que les enfants ne sont pas enlevés du système formel pour les mettre au Pca. En termes de doléances formulées par les parents d’élève et l’Ong Assovie, une a retenu les attentions Il s’agit de la prise en compte des bâtiments Pca dans la reconstruction des marchés car beaucoup de sites ont disparu avec les travaux de modernisation en cours. Une doléance à laquelle les représentants de Ministères n’ont pas été insensibles. A la Baraque du marché Dantokpa, l’exercice a été le même pour la délégation. Elle s’est enquise des conditions de travail au Centre d’écoute et d’orientation géré par les sœurs salésiennes de Don Bosco. Dans ledit Centre, le personnel reçoit les enfants vendeuses du marché pour se reposer. Des discussions sont menées avec eux sur plusieurs thématiques dont les violences au sein de Dantokpa. Une médiation est par ailleurs assurée avec les tuteurs en fonction des cas pour les aider à comprendre le bien-fondé du travail abattu par le Centre. Les formes graves de maltraitance sont également traitées dans ce Centre qui reçoit aussi bien les filles que les garçons qui sont en transit soit vers “Maman Marguerite” pour les garçons ou la “Maison de l’espérance” pour les filles pour leur instruction. La responsable des lieux a plaidé pour la non-disparition du Centre menacé par la 3ème phase du projet Asphaltage. A Porto-Novo, dernière étape de la mission, c’est le Centre d’accueil et de protection des enfants de Don Bosco qui a reçu la délégation où existent le Pca et les ateliers de coiffure, couture, mécanique…qui a reçu la mission. Au regard du constat fait aussi bien à Malanville, Ségbana et Sinendé qu’à Cotonou et Porto-Novo, Educo Bénin et ses partenaires se sont engagés à inverser la courbe de la situation des enfants en mobilité. Pour rappel, 6826 enfants dont 78% de files et 46 % de moins de 14 ans travaillent dans les départements de l’Atlantique, du Littoral et de l’Ouémé et plus précisément dans les marchés de Dantokpa, Ouando et le port de pêche.

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