LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Prochaines législatives : Ça bouge dans les partis politiques 2023,…c’est maintenant

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Après l’élection présidentielle du 11 avril dernier, rendez-vous en 2023 pour la prochaine échéance électorale. Dans deux ans donc, le Parlement sera renouvelé. Pour ne pas se laisser surprendre par l’échéance, les partis politiques s’organisent déjà.

« A chaque élection, il y a de nouvelles innovations qui viennent agiter la classe politique. Les élections législatives qui viennent connaissent ces genres d’innovations. Nous passerons de 83 députés à 109. Il y aura cette fois-ci une discrimination positive en faveur des femmes. Comment est-ce qui va se passer ? La liste sera conçue de quelle manière ?  »  Ces  mots sont ceux du Secrétaire exécutif national de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Paul Hounkpè. Le chef de file de l’opposition, contrairement à d’autres de ses  compères, n’aura pas attendu la veille des prochaines législatives pour se réveiller et commencer par titiller le pouvoir en place. Comme tout bon leader politique, il a commencé par mettre sur la place publique les problèmes, qui à ses yeux, peuvent constituer de sérieuses entraves, aux Législatives de 2023. Poursuivant donc son tour des institutions de la République, le chef de fil de l’opposition a été reçu le vendredi 25 juin parle président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. A sa sortie d’audience, il a expliqué à la presse qu’il  était  de bon ton qu’il aille discuter avec le président de la Haute juridiction des changements qui vont s’opérer lors des prochaines élections législatives. Au-delà donc, des préoccupations chères à Paul Hounkpè, il faut noter qu’actuellement, c’est à  un climat de branle-bas de combat qu’on assiste dans les écuries politiques. Le contexte est rendu encore plus particulier parce  que les Législatives de 2019, les Communales qui ont suivi, et ainsi que la Présidentielle de 2021 ont laissé des traces. De peur de ne pas se laisser dicter une nouvelle fois la stratégie du pouvoir, chacun veut négocier ce virage au mieux. Du coup, on assiste à des démissions dans plusieurs partis. Apparemment, chacun est à la recherche d’un meilleur positionnement.  D’autres se recomposent, changeant de tête, afin d’aller à la recherche d’autres militants ou pour remobiliser les membres. Par exemple, ce weekend, plus précisément le samedi 3 juillet, le Mouvement populaire de libération (Mpl), dont le message ou l’idéologie a été noyée dans un silence incompréhensible après les échéances de 2019, signe son retour sur la scène politique. Le parti sonne la mobilisation de ses militants avec le regard tourné vers les Législatives de 2023. Pour affronter efficacement les batailles politiques qui s’annoncent, le Mpl a décidé de : garder sa posture de parti d’opposition, de restructurer son organigramme en insérant désormais les coordinations des circonscriptions électorales, d’engager le processus de participation aux prochaines élections législatives, et de procéder à la déradicalisation des positions afin d’enclencher des discussions avec toute la classe politique.

Mpl, Udbn et Rlc entament  leur mue

Pour Expérience Tèbè, ex-secrétaire général et porte-parole du parti, devenu président à l’issue du Conseil national, le parti doit résolument se mettre au travail. « Nous sommes dans une posture où il va falloir nous battre sur notre gauche, mais également sur notre droite, pour nous imposer et nous rendre incontournables d’ici 2023 », a-t-il déclaré. Quelques jours auparavant, à la suite d’un atelier de restitution des travaux du congrès des 05 et 06 juin 2021, une  nouvelle présidente a été portée à la tête de l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) samedi 19 juin 2021. Claudine AfiaviPrudencio a laissé sa place à l’universitaire Sylvie deChacus. La présidente entrante a appelé la troupe à la  « mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire national afin que le gros défi des victoires soit relevé ». Sur le même registre, après sa participation  aux résultats mitigés à la Présidentielle de 2021, Iréné Agossa et son équipese cherchent un nouveau souffle. Ainsi, le week-end du 11 au 12 juin 2021,l’ancien président du mouvement « Le nationaliste » a transformé son mouvement « Restaurer la confiance »(Rlc) en parti politique. Le candidat arrivé dernier lors de la Présidentielle dirige un bureau de 23 membres. Les congressistes ont aussi choisi les 12 coordinateurs départementaux du parti. Il a indiqué lors de son discours qu’« en créant ce parti aujourd’hui nous allons œuvrer pour une conception de l’Etat qui tourne autour de quatre principes fondamentaux ». Le premier principe est de créer un Etat qui met en œuvre une politique publique qui fait du citoyen la priorité. Pour lui, la politique et l’administration doivent être au service des citoyens. Ceux-ci ont le dernier mot grâce aux élections. Le deuxième principe est de créer un Etat libéral qui respecte la propriété privée et encourage l’initiative individuelle. Le troisième veut un Etat stratège ».

L’Up  et le Br se projettent déjà

 Quant au Bloc républicain (Br) et à l’Union progressiste (Up),  les deux     grandes écuries de la mouvance présidentielle, le temps est au bilan, et à la projection vers le futur. Certes,  ici  les  choses ne se présentent pas de la même  façon, qu’au niveau de l’opposition. Le Bloc républicain (Br) a repris l’installation des structures décentralisées suspendue à l’approche de l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Les instructions ont été données dans ce senspar le premier responsable à travers un communiqué adressé aux responsables à divers niveaux du parti. Dans la décision N°2021-021/Br/Ben/Sgn/Sgic/Sap/Sa, portant reprise du processus d’installation des structures définitives du Bloc républicain, signée du secrétaire général national, Abdoulaye Bio Tchané, les responsables à divers niveaux sont invités à reprendre le processus d’installation des structures décentralisées du parti. Du côté de l’Up, le député OrdenAlladatin, dans une interview accordée à la presse, rêve d’une « Législative plus ouverte en 2023 avec au moins trois partis représentés au Parlement dont une de l’opposition ». « L’opposition a son destin en main. A elle de s’organiser pour rester présente dans l’arène. Les textes sont les mêmes pour tout le monde. Mon souhait est l’unité de l’opposition. C’est une condition favorable au succès »,a-t-il déclaré.

Wilfrid Noubadan

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