LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Police républicaine sous Talon 2 : Alassane Séidou expose les progrès  et perspectives

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Lors de son passage sur l’émission ‘‘Le Gouvernement en action’’ diffusée  le vendredi 3 juin 2022, initiée dans le cadre du bilan de l’An 1 de Talon 2, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Alassane Séidou, a fait le tour des questions relatives à la Police  républicaine. Équipements, ressources  humaines et avantages des agents de Police  étaient au cœur des échanges.

Le Bénin est désormais en guerre contre les adversaires sans visage, sans logique, sans loi qui secouent le pays depuis  fin 2021.  Et dans cette guerre non conventionnelle, la Police républicaine ne sera pas du reste. D’ailleurs, le gouvernement du président Patrice  Talon  travaille  avec une constance inimaginable  pour vaincre le terrorisme. « Je vous rassure que le gouvernement a pris conscience de la  gravité de la situation  et est en train de mettre les moyens appropriés à la disposition de nos forces de défense et de sécurité. Avec ces moyens, nous sommes sûrs  de vaincre le terrorisme », a confié Alassane Séidou pour montrer que les actions du régime en place  se multiplient pour que les civils et militaires  ayant pour mission la sécurité et la paix de la patrie domptent  ce fléau  aux portes du Bénin  depuis fin 2021 et accomplissent leur tâche  quotidienne. En ce qui concerne la Police  Républicaine pour sa vocation quotidienne sur le territoire national, l’invité  de Ricardo Loïc Kpekou et Alassane  Sani laisse comprendre que la Police communautaire nécessite  beaucoup de moyens de par sa nature « puisqu’on veut que la police soit partout. Dans les quartiers, dans les villages, sur les routes, les axes routiers partout où se trouvent les populations doit être là ». A cet effet, le gouvernement s’est engagé dans un processus de recrutement de 2000  policiers par an  sur quatre ans à compter de l’année 2022. « Et nous avons  déjà  enclenché la procédure de recrutement de cette année. Nous allons recruter 2000 policiers qui seront formés l’année prochaine au cours des quatre années à venir », a précisé le patron de la sécurité  publique au Bénin.

Le désamour de la jeunesse à l’intégration au corps de la Police républicaine

Le dernier concours lancé  pour le compte de la Police républicaine a fait dire à beaucoup  que la jeunesse béninoise ne  manifeste pas  d’intérêt  à ce corps de métier. Pour justifier cette thèse répandue dans l’opinion publique, certains pointent du doigt  les différentes sensibilisations faites pour l’inscription. « Par rapport  au recrutement, moi je ne suis pas d’accord », a répondu Alassane Séidou  avant de continuer : « Il y a de l’engouement. Et je confirme qu’on n’a pas pu recruter tous ceux qui se sont manifestés. Ceux qui se sont manifestés font plus de deux fois l’effectif  dont nous avons besoin. Donc, on ne peut  pas dire  qu’il y a de la réticence…   On n’a pas pu tout prendre. On a été obligé de sélectionner. »

La désertion dans la Police républicaine

 Pendant que le gouvernement  cherche à augmenter les ressources  humaines dans la Police, certains font défection. Pour le ministre,  la désertion  dans la Police est une réalité. « Ce n’est  pas  seulement au sein de la Police  que les gens démissionnent.  Les gens démissionnent partout », a-t-il déclaré avant d’évoquer les raisons de cet état de choses.  A l’entendre, la situation est due aux  contraintes liées à la profession,  à l’arrêt du rançonnement et aux  opportunités. Aujourd’hui, dit-il,  pour être recruté à la Police, il faut avoir le Bac. Et parmi les recrues, il y en a qui ont le Master, parfois même dans des spécialités très pointues. Quelqu’un par exemple qui a la Licence ou plus, qui intègre la Police, il a l’ambition d’appartenir aux groupes des Officiers. Il veut évoluer dans le corps. C’est une ambition tout à fait légitime. S’il constate qu’il ne peut pas arriver dans la classe des Officiers en moins de dix ans ou même plus, s’il trouve une opportunité ailleurs, il déserte. Il s’en va. Et on constate qu’il est parti. Ça arrive. Il y en a qui partent pour trouver mieux. « La seconde raison, c’est qu’il y a des gens qui viennent à la Police parce qu’ils pensent qu’à la Police, on peut vite s’enrichir comme cela se faisait par le passé, les rançonnements qui étaient la règle. Tout le monde le sait. C’était devenu la norme, mais aujourd’hui, ce n’est pas possible. Je ne peux pas dire que c’est au niveau zéro, mais de toute façon, aujourd’hui c’est très compliqué de le faire », souligne le numéro 1 des flics au Bénin en revenant sur la situation salariale des agents de Police qui n’a pas diminué dans le temps. « On n’a pas diminué les salaires à la Police. Les agents de la Police sont payés comme les autres agents de la fonction publique qui n’ont pas des possibilités  de rançonner. Donc, il n’y a pas de raison à ça. On n’a pas diminué le salaire à la Police et les policiers évoluent.  Il n’y a pas de problème  de primes. Le vrai problème, c’est le rançonnement », a-t-il expliqué avant d’accoucher la troisième  raison en ces termes : « La troisième raison, c’est qu’aujourd’hui à la Police, il y a du boulot. La Police républicaine est basée sur la mobilité. Vous devez bouger. Vous devez aller partout, sur les routes, dans les quartiers. Donc, il y a beaucoup de contraintes ».

La supposée inégalité de la fusion entre la Police  républicaine et la Gendarmerie

La rumeur  faisant état  de ce que la fusion faite entre la Police et la Gendarmerie est préjudiciable à la seconde. Il aurait été dit que des grades intermédiaires ont été créés pour les écarter. Dans l’émission bilan, Alassane Séidou a apporté la lumière  sur le sujet. « Un peu avant la réforme, les ex-policiers  ont pu bénéficier  de certaines formations qui leur ont permis à l’avènement  de la réforme d’avancer en grade. Ce que les gendarmes n’ont pas eu. Ça a créé  une certaine frustration,  mais cela est en train d’être  corrigé. Actuellement,  il y a des brigadiers et des brigadiers chef de Police,  qui ont été  chefs de brigade ou chefs de brigade adjoint qui sont en formation. Et  à la fin de la formation,  on va leur faire un test. Ceux qui vont réussir pourront aussi avancer comme les ex-policiers, a détaillé le ministre  de l’intérieur.

Le démenti de Alassane Séidou  sur des grades créés pour ne pas payer les avancements au 2300 policiers

A suivre le ministre de l’intérieur, il n’y a aucun avancement non rémunéré. Donc, je crois que c’est une situation  qui est en train d’être  corrigée progressivement. L’harmonisation des galons ne pose pas problème. Elle est déjà faite, mais certains pensent qu’à l’avènement  de la réforme, les policiers  ont pu bénéficier  de ces formations  qui ont été faites un peu avant l’arrivée de la réforme. Par contre, sur le volet ayant trait au sujet de grades intermédiaires en l’occurrence  celui de major, créé pour retarder les agents par rapport à leur avancement, le ministre de l’intérieur  rappelle que les grades ont été créés à tous les niveaux, que cela soit dans la catégorie des brigadiers, des Officiers, des Officiers  supérieurs  et généraux. Selon lui, ce n’est pas une invention du Bénin.  Ce n’est pas le Bénin seul. « Si vous allez  au Burkina,  vous allez voir les colonels major », a-t-il  dit à titre comparatif.

Les rappels des ex-policiers

« Les rappels sont vraiment  dus. Le gouvernement  ne discute  pas, quand c’est un droit,  il n’y a pas de problème. Ça sera payé. Avec le gouvernement  de la Rupture,  lorsque vous avez doit à quelque chose, il n’y a pas de problème », a rassuré Alassane  Séidou.

La délivrance des passeports plus fluide dans quelques semaines

L’immigration  tourne au ralenti depuis peu de temps, malgré  les pas géants pour plus de célérité posés par le gouvernement  du Nouveau départ. Le problème  actuel à l’immigration  est réel et bien connu au ministère. D’ailleurs, le chef de l’Etat  a invité les acteurs du système pour avoir  le point de ce qui se pose en termes de problème. « Vous savez aujourd’hui pour avoir le passeport,  l’enregistrement  se fait en ligne et même  le rendez-vous  se donne en ligne. Et quand on vous  donne rendez-vous, vous allez là-bas pour les photos, empreintes  et autres. Après, on vous donne rendez-vous. Mais en principe, on devrait  pouvoir vous donner votre passeport. On avait un prestataire  qui éditait les passeports et on a eu des problèmes  de gestion  de contrat. Le contrat a été  résilié. Maintenant, le gouvernement  est en train de payer ses propres  équipements que les agents de la Direction générale de l’immigration vont gérer. Je crois que ce n’est plus pour longtemps. Nous sommes à pied d’œuvre; dans quelques semaines».

Bienvenue  Agbassagan

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