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Parti Fcbe : Théophile Yarou écrit à Paul Hounkpè



(Il demande une réunion en urgence pour examiner les questions qui fâchent)


Ça va mal au sein du Bureau exécutif national de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Deux des leaders du parti se reprochent mutuellement des choses. La guerre larvée entre le Secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè et son adjoint, Théophile Yarou n’est pas sans conséquences sur la cohésion au sein du parti appelé à participer à la Présidentielle du 11 avril prochain. Pour le retour à la quiétude au sein du parti, l’ancien ministre d’Etat a adressé une correspondance au Bureau exécutif national.

L’atmosphère n’est plus bon enfant au sein du Bureau exécutif national de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Deux des principaux ténors du parti à savoir le Secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè, et le Secrétaire exécutif national adjoint, Théophile Yarou semblent ne plus être en odeur de sainteté. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la tournure prise par la séance du Bureau exécutif national (Ben) du 29 décembre 2020 et la décision de suspension de trois cadres du parti prise le 7 janvier 2021 pour avoir opiné sur l’actualité au sein de la formation politique sur des chaînes de télévision sans l’autorisation du parti. Pour un retour rapide à la paix et à la quiétude, l’ancien ministre de la Défense nationale a saisi le Ben par correspondance en date du 12 janvier 2021. Dans sa lettre, Théophile Yarou relève a émis son avis sur la mesure de suspension prononcée par le Secrétaire exécutif national à l’encontre de l’ancienne ministre de l’Eau, Christine Gbédji, du coordonateur Ouémé-Plateau du parti, Clément Koutchadé, et du trésorier général adjoint, Prosper Adoukonou. Dans la forme, le numéro 2 du parti fait observer qu’« il y a vice de procédure parce que le Sen n’a consulté aucune instance du parti » avant de prendre la décision. Se référant au règlement intérieur du parti, l’ancien ministre d’Etat de Yayi Boni souligne que l’article 131 stipule que « seuls le rappel à l’ordre, l’avertissement et le blâme sont du ressort des bureaux à tous les échelons ». De ce point de vu, il va tirer la conclusion comme quoi, « la suspension ne peut être prononcée que par une instance au-dessus des bureaux ». Dans le fond, Théophile Yarou affirme avec force conviction que nulle part dans les dispositions de l’article 127 du règlement intérieur, il ne figure dans la grille des infractions susceptibles de suspension, le fait de ne pas être autorisé à s’exprimer par le parti sur des chaînes de télévision, brandi par le Sen pour prendre sa décision. Toutefois, il rappelle que les déclarations tendant à mettre à mal la cohésion au sein du parti constituent une infraction qui figure dans la grille des infractions passibles de suspension. Mais dans le cas d’espèce, le Secrétaire exécutif national adjoint s’interroge « si les déclarations des mis en cause tendent effectivement à mettre à mal la cohésion au sein du parti ou à clarifier une situation ».
Quid de la séance du Ben du 29 décembre ?
La séance du Bureau exécutif national du mardi 29 décembre 2020 n’avait pas deux points inscrits à l’ordre du jour comme confié au groupe de presse “Le Matinal” le 30 novembre par le Sen Paul Hounkpè. Le Secrétaire exécutif national adjoint a tenu à apporter cette précision dans sa correspondance. « Il n’y a pas eu que deux points inscrits à l’ordre du jour mais plutôt trois », a clarifié Théophile Yarou. Le 3ème point serait relatif aux Divers. Ce dernier point de l’ordre du jour devrait permettre de discuter de la suite à donner au processus de désignation des candidats du parti à la prochaine Présidentielle. « La raison de la suspension (de la rencontre du Ben du 29 décembre) était bel et bien les altercations intervenues entre certains membres du Ben sur la suite à donner au processus de désignation des candidats. C’est donc le débat ouvert sur cette question qui a donné lieu aux chamailles », a-t-il expliqué. Au regard de la situation déconcertante au sein du Ben, l’ancien ministre d’Etat formule deux recommandations pour démêler l’écheveau et affronter sereinement l’élection à venir. Au Bureau exécutif national, le secrétaire exécutif national adjoint suggère : de se réunir en urgence pour examiner toutes les questions qui fâchent au sein du parti et d’instruire le Sen à l’effet de rapporter la décision de suspension prise à l’encontre des membres déclarés persona no grata. Selon des proches du numéro 1 du parti, lesdites recommandations seront étudiées avec attention pour que le parti continue par garder sa place actuelle dans l’environnement politique béninois.

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