LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Nommé président Ca de la Société des postes du Togo : Grégoire Akofodji contesté

0

A Lomé, dans la capitale togolaise, une promotion fait l’objet de critiques depuis quelques jours. Il s’agit de la nomination de Grégoire Akofodji, ancien ministre et ancien député béninois au poste de président du Conseil d’administration de la Société des postes du Togo.

Des Togolais expriment leurs mécontentements au lendemain de la nomination de Grégoire Akofodji. Ils ne sont pas du tout contents de voir un Béninois venir présider aux destinées d’une si importante institution alors que dans leur pays, ll y a des cadres compétents, rapporte le site d’informations « Télégramme 228 » dans l’une de ses publications du 25 août 2021. Les valeurs et les compétentes techniques et managériales de Grégoire Akofodji ne sont pas contestées. Ces quelques citoyens togolais qui expriment leur désapprobation fustigent, juste, le fait que ce ne soit pas un fils du pays.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’entre eux ont dit ce qu’ils pensent de cette nomination. Parmi les contestataires, il y a Gabriel Messan Kodjo Agbéyomè, candidat malheureux à l’élection présidentielle de février 2020 au Togo et opposant au régime de l’actuel président togolais, Faure Gnassingbé. « Halte à l’humiliation de l’élite togolaise. Ce pays n’est pas un désert de compétence. C’est un vivier de cadres compétents. La préférence doit être la règle. Le cas de la poste doit nous interpeller, surtout quand il frise le népotisme et la provocation ». Ainsi s’est-il exprimé via les réseaux sociaux à la suite de cette nomination. Cette nomination controversée de Grégoire Akofodji a été prononcée, selon « La vraie info », par Cina Lawson, ministre des Postes et de l’économie numérique.

Polémique inutile  

Le monde a beaucoup évolué et les Togolais le savent. On n’a plus besoin d’être forcément citoyen d’un pays avant de le servir. Grégoire Akofodji est un Béninois, Oui. Mais s’il a des compétences qui lui permettent de servir un autre pays, où est le problème ? Au contraire, c’est le Togo qui gagne en utilisant la main d’œuvre qualifiée d’un autre pays. A ce jour, des citoyens togolais travailent dans plusieurs pays. Et ce n’est pas Kodjo Agbéyomè qui dira le contraire. Quand, en 2002, il avait eu des problèmes avec le régime du président feu Eyadéma et s’était enfui pour l’Europe, il ne peut pas dire qu’il n’a pas eu le soutien de Togolais vivant et travaillant hors de leur pays. Et pour les récentes élections présidentielles dans son pays, Agbéyomè ne peut pas prouver qu’il n’a pas eu le soutien de Togolais de la diaspora. Ceux-là qui le soutiennent ne travaillent-ils pas ailleurs ?

C’est vrai qu’il est un acteur politique opposant au régime Gnassingbé et a le droit de réagir sur la gouvernance du pays. Mais il n’est pas recommandé pour un homme de son rang de sauter sur des sujets sensibles susceptibles de créer des polémiques inutiles pour son pays. Si Grégoire Akofodji a été nommé, c’est sûr que ses qualités ont été nécessaires. C’est un cadre et une personnalité politique du Bénin qui a été ministre de l’Agriculture, de l’industrie et Garde des sceaux ministre de la Justice avant d’aller siéger à l’Assemblée nationale en tant que député, en remplacement de Chantal Yayi, ex-première dame béninoise.

Félicien Fangnon

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez refuser si vous le souhaitez. Accepter Lire la suite