LE MATINAL
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Mauvaise performance de la sélection A de football du Bénin : Fabien Farnolle crève l’abcès

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L’ancien gardien de but béninois, Fabien Farnolle, a dénoncé à la face du monde, l’un des problèmes internes qui plombent aujourd’hui les performances du « Onze national ». Pendant que tout le monde accable Moussa Latoundji et  ses poulains pour leurs contreperformances récentes, Farnolle trouve que la source du mal réside dans l’indiscipline de certains joueurs.

A la grande surprise de tout le peuple béninois, Fabien Farnolle a affiché son mécontentement sur sa page Facebook. En effet, dans la journée du lundi 13 juin 2022, l’ex-gardien de but des Ecureuils du Bénin a posté un message qui dénonce le comportement insipide de certains de ses ex-coéquipiers. « J’avais essayé de le dire avec mes mots après notre défaite en Guinée (Contre la Sierra-Léone), mais l’énervement et la déception n’avaient pas rendu mon message clair. Depuis 2019, plusieurs de nos joueurs font passer leurs intérêts avant la sélection, mènent des vendettas etc…et sur les réseaux au lieu de se faire petit et répartir au travail. En bref, ils gênent la vie du groupe par leur attitude déplacée et ainsi, influencent et agissent en leur intérêt plutôt que de se concentrer sur le travail et la réussite de la sélection », a fustigé Fabien Farnolle. De ses propos, il n’y a nul doute que l’équipe nationale sénior du Bénin ne végète pas dans une bonne ambiance comme on l’aurait cru à travers les différentes images et vidéos qui circulent çà et là sur les réseaux sociaux. C’est carrément un mal qui tue à petits coups le « Onze national ». Et vivant ainsi, le groupe béninois ne peut que présenter de médiocres résultats.

 « Savoir-vivre en société »

La performance d’une équipe n’est pas seulement la bonne prestation sur le terrain. Elle se construit plutôt depuis la base. C’est là qu’intervient au sein du groupe, la bonne cohésion, l’acceptation de l’autre et surtout le respect. Une personnalité au sein d’un groupe, c’est celui-là qui cultive les valeurs du savoir-vivre en société. Entre autres valeurs, le joueur d’une équipe nationale doit développer la morale en valorisant la générosité ou la modestie contre l’égoïsme ou l’arrogance. Egalement, il a le devoir de faire preuve d’esthétique en préconisant, par exemple, l’harmonie et la mesure. Tout ce paramètre se résume au principe du respect de son prochain. De là, il crée un environnement sain qui permet à tout un chacun de ses coéquipiers de se mettre en valeur. Ce qui permet sans nul doute l’extériorisation facile du talent au profit de l’équipe. C’est ce dont l’équipe béninoise a besoin actuellement. Un sport collectif demande plus le sacrifice que la préservation de l’intérêt personnel. Il urge alors que les autorités à divers niveaux accompagnent les cadres de la sélection béninoise à enterrer le virus de l’indiscipline avant qu’il ne soit trop tard. Ces cadres qui quand même, ont déjà mené de vaines démarches pour éradiquer ce mal. « Nous les avons plusieurs fois mis en garde, sanctionné et tout fait pour les remettre dans l’esprit collectif. Ce même esprit qui nous a qualifié en quart de finale de la Can 2019 ou encore permis de gagner l’Algérie, mais rien ne change. Depuis deux ans, les résultats et les prestations montrent au grand jour l’état d’esprit qui règne au sein du groupe.», s’est offusqué l’ancien gardien de but béninois qui implore une lutte farouche contre les comportements égoïstes, l’indiscipline et le manque d’altruisme.

La gestion du vestiaire, le premier défi d’un sélectionneur

La connaissance de son effectif, la gestion des égos dans une équipe est le socle de la réussite du groupe. Un rôle qui incombe au sélectionneur. Il urge alors que ce dernier prennent les décisions idoines même si c’est parfois difficile. Dans une sélection nationale, c’est la patrie avant tout. Aucun joueur n’a d’intérêt personnel à préserver au détriment de la bonne performance du groupe. Pour le coach, ce qui est encore plus important que l’aspect football, c’est de rentrer dans la tête des joueurs pour leur inculquer le respect. Les qualités techniques, les grands joueurs les ont. Mais parfois, il faut leur faire comprendre que leur objectif personnel doit être un objectif commun. Il faut qu’ils se mettent à la disposition de l’équipe, la patrie et l’équipe les aidera en retour. C’est fondamental. C’est donc au coach de trouver les mots pour que la machine soit bien huilée, pour que le vestiaire soit tourné vers un même but. Les autorités béninoises sont alors aussi invitées à vite trouver un bon coach pour la sélection nationale. Avec l’actuel groupe des Ecureuils, au-delà du terrain, il y a un travail qui est de faire en sorte que le groupe qui défendra le pays en septembre prochain (3ème et 4ème journée des éliminatoires de la Can 2023) devienne une équipe. Le coach doit alors trouver l’équilibre, l’empathie, l’alchimie entre tous les joueurs, et ça c’est très important. C’est même la plus grande mission de l’entraîneur. Pour que les joueurs deviennent meilleurs, il faut des règles, des consignes communes. Et des sanctions, même pour les soi-disant stars, si ces règles ne sont pas respectées. Un sélectionneur ne peut pas travailler chaque fois avec le même protocole, il doit avoir la sensibilité pour comprendre chaque cas, à tel ou tel moment. C’est ce qu’il urge de faire avant d’espérer une certaine qualification à la prochaine Can.

Karol Sékou (Stag)

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