LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Manœuvres pour perturber la visite de Macron au Bénin : Le coup d’épée dans l’eau du député Julien Laferrière

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Le député français, écologiste du Rhône, Hubert Julien-Laferrière a profité de l’arrivée prochaine du président Emmanuel Macron au Bénin, pour lui adresser une lettre dans laquelle il dénonce « les dérives autoritaires du régime Patrice Talon et la situation des opposants politiques ». Il s’agit là d’une énième manœuvre de cet élu français, qui tente désespérément d’inciter son pays à s’ingérer dans les affaires intérieures du Bénin.

Après ses vaines tentatives de décembre 2021, le député écologiste du Rhône, secrétaire de l’Assemblée nationale, Hubert Julien-Laferrière est revenu à la charge dans ses récriminations contre la gouvernance politique du Bénin et son plaidoyer en faveur des opposants béninois. Cette fois-ci, l’élu français a saisi l’occasion de la visite annoncée du président Emmanuel Macron au Bénin pour investir comme à son habitude, son manteau d’avocat et de porte-voix des prétendus prisonniers politiques et exilés béninois. Dans sa lettre à l’allure d’un réquisitoire contre le régime du Nouveau départ, le député  français dénonce entre autres, « l’emprisonnement inacceptable de deux figures de l’opposition : l’ancienne Garde des sceaux Reckya Madougou condamnée à 20 ans de prison et le constitutionnaliste Joël Aïvo, condamné à 10 ans de prison. » Pour lui, ces deux personnalités, tout comme des centaines d’autres, sont détenues de manière arbitraire. Il invite subséquemment le président Emmanuel Macron à œuvrer à l’occasion de sa visite pour « montrer que la France n’est pas sourde à la situation politique et aux dérives autoritaires du régime Patrice Talon et qu’elle souhaite voir libérés les prisonniers politiques ainsi que le retour sécurisé des exilés politiques sur le sol béninois ». A la lecture de ces extraits de la lettre du député Hubert Julien-Laferrière, on se demande s’il n’est pas en train de se tromper d’époque pour ce qui est des relations entre le Bénin et la France. Il semble oublier que les temps ont évolué et que le Bénin s’est affranchi depuis plus de six décennies, de l’hégémonie française. Par ailleurs, il fait une analyse totalement baisée et partiale de la situation en s’octroyant le vilain luxe de mettre en doute la crédibilité de la justice béninoise. Ramener le sujet sur le tapis alors même que le président Patrice Talon a réussi l’exploit de faire voyager son homologue français sur le territoire béninois, est une façon pour ce député, d’afficher une aigreur contre ce succès diplomatique. Mieux, le président béninois s’est inscrit depuis quelques semaines dans une logique de décrispation de la situation politique en ouvrant les portes du salon d’honneur de la présidence de la République à ses prédécesseurs dans la fonction, Nicéphore Soglo et Boni Yayi pour discuter entre autres, des questions de paix intérieure. Dans un tel contexte, la lettre du député Hubert Julien-Laferrière intervient plutôt comme un coup d’épée dans l’eau, un énième coup médiatique après l’échec de ses dernières tentatives.

Abdourhamane Touré

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