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Lutte contre le trafic des espèces de faune et de flore sauvages : Plusieurs agents des eaux et forêts, de la douane et de la police formés

Les différents aspects de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Citès) ont été expliqué à plusieurs agents des Eaux et forêts, de la Douane et de la Police républicaine. Cette  formation qui  s’est déroulée du jeudi 3 au vendredi 4 décembre 2020 à Grand-Popo a été possible grâce au programme de l’Usaid, West Africa Biodiversity and climate Change (WA-BiCC).

Le Bénin continue son combat en matière de protection des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. C’est dans ce cadre qu’un atelier de renforcement de capacité a été initié à l’endroit de plusieurs agents de contrôle que sont les Eaux et forêts, la Douane et la Police républicaine. L’un des objectifs principaux de cet atelier de formation est de permettre le renforcement de l’application de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Citès). Les 48 heures de formation ont permis aux participants de disposer des connaissances relatives à cette convention qui régule le commerce internationale des espèces sauvages en vue d’agir en temps opportun pour une lutte efficace contre le trafic illicite. « Un véritable enthousiasme a été constaté au niveau des différentes forces, une soif de connaissance sur la Citès. Nous pensons qu’il est important de relayer davantage l’information pour que lorsqu’un agent est amené à travailler dans une frontière par exemple, qu’il ait les prés- requis par rapport à cette convention et qu’ils agissent en conséquence sur le terrain » a déclaré le Capitaine Ulysse Sinagabé Korogoné, point focal national de la Citès. En tant que formateur, cet agent des eaux et forêts a donné un aperçu de la portée de la Citès, son histoire, sa portée juridique, la situation de la faune et de la flore sauvages menacées d’extinction au Bénin. L’objectif de la Citès à en croire le point focal national est de s’assurer que ce commerce est durable (non préjudiciable à la survie de l’espèce à l’état sauvage), légal (les spécimens ont été obtenus conformément aux lois et règlements nationaux) et traçable (un produit peut être retracé jusqu’à son origine dans la nature, quelle que soit l’ampleur de sa transformation ultérieure). L’Inspecteur des douanes, Séraphin Sodjinou, point de contact Citès au sein de la douane béninoise et également formateur à cet atelier a mis l’accent sur l’importance de la collaboration des différents acteurs impliqués, toutes catégories confondues dans la lutte contre le trafic des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction. « La lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages est le fait de tous. Nous devons tous travailler pour parvenir à une meilleure conservation de nos espèces. La Citès est un outil qui existe et la communication de cet outil va se poursuivre pour que nul n’ignore les différentes espèces qui sont dans les différentes annexes et n’ignore les comportements et les réflexes qu’il faut avoir pour appuyer la conservation de ces différentes espèces » a-t-il déclaré. Adoptée en 1973, le Bénin a adhéré la convention Citès en 1984. Elle a pour objectif de garantir que le commerce international des animaux et plantes ainsi que leurs dérivés, ne constitue pas une menace à la conservation de la biodiversité, mais qu’il repose sur le principe d’une utilisation durable des espèces sauvages. En effet, une bonne gestion du commerce des espèces animales et végétales sauvages peut contribuer non seulement à leur conservation mais elle peut également avoir des retombées positives pour les communautés locales et rurales disposant de moyens de subsistance limités.

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Le point focal national de la Citès, Ulysse Sinagabé Korogoné à propos des efforts du Bénin 

 

« Beaucoup d’efforts sont faits par le Bénin en matière de préservation des espèces menacées. Au delà des restrictions qui sont faites par la Citès, le gouvernement béninois a pris plusieurs textes. Aujourd’hui, la plante Kosso, Hagenia abyssinica est inscrit par exemple à l’annexe 2 de la Citès donc un commerce est possible à l’international, lorsque des quotas sont définis mais le Bénin a interdit à l’interne,  l’exploitation  à des but et usage personnels. Aujourd’hui, vous ne pourrez plus aller couper le Kosso pour faire des meubles. Pour dire que les lois nationales sont même encore plus strictes que les dispositions au niveau de la Citès et une autre preuve, le gouvernement à transmis à l’Assemblée nationale un projet de loi portant règlementation internationale des espèces sauvages. Un projet de loi de la Citès, parce que l’analyse du cadre règlementaire et législatif a révélé que nous ne sommes pas encore avec nos dispositions législatives à une catégorie satisfaisante pour la Citès, donc, nous nous sommes mis à jour et le projet de loi est disponible, transmis à l’assemblée et nous attendons la suite.  Les forces chargées de contrôle, les eaux et forêts, la douane, la police essaient de faire le travail, les résultats sont de plus médiatisés. L’information passe pour montrer qu’il n’aura plus de cadeau. Je parlais tout à l’heure d’un projet de loi qui va corser davantage les peines qui sont prévues. Voilà autant d’éléments qui rassurent que nous sommes sur la bonne voie.  La lutte contre la criminalité des espèces de faune et de flore sauvage n’est pas seulement l’apanage des forces de sécurité et de défense mais c’est également aussi le travail des communautés, tous les acteurs sont importants pour sensibiliser. Il y a au Bénin l’appui du pouvoir public, les Ong font également très bien leur travail puisque nous avions beaucoup d’Ong qui constituent des leviers sur lesquels nous nous appuyons pour faire cette lutte. La lutte n’est pas achevée. Nous devons nous serrer vraiment les coudes pour y arriver ».

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