LE MATINAL
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Jacques Ayadji à propos des violences préélectorales: « Vous ne pouvez pas être armés et demander de dialoguer »

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«  Vous ne pouvez pas être armés et demander à un Etat sérieux de dialoguer avec vous, vous ne pouvez pas recruter des badauds pour tout casser et demander à un Etat sérieux de dialoguer avec vous ». C’est l’un des principaux messages  que Jacques Ayadji, président du Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), a fait  passer sur l’émission « Ma part de vérité » de  Golfe Tv, dimanche 25 avril 2021. Responsable de l’un des partis politiques qui ont travaillé à la victoire du duo Talon-Talata lors de la Présidentielle du 11 avril dernier, Jacques Ayadji a par ailleurs donné sa lecture des violences qui ont émaillé le processus électoral. « Lorsque certaines personnes disent que des décisions de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) demandant la suspension du processus électoral ne sont pas respectées, est-ce cohérent que ces mêmes personnes passent par derrière pour se conformer au Code électoral qui encadre ledit processus ? », s’est-il interrogé. Il dénonçait ainsi le comportement de l’opposition, qui au lieu de négocier les parrainages des élus pour participer à l’élection présidentielle, a passé son temps à critiquer le pouvoir en place avant de crier à l’exclusion comme en 2019, lors des Législatives. Pour le président de Moele-Bénin,  « si en dépit du climat de peur que certaines personnes ont voulu instaurer, si malgré l’absence de l’argent dans la campagne électorale, 50% de votants ont participé au scrutin, c’est un succès ». Au sujet des violences, Jacques Ayadji n’a pas hésité à situer les responsabilités. « Même si on suppose que ce ne sont pas ces personnes qui ont commandité ces casses, elles auraient pu faire en sorte de les empêcher. A défaut, elles auraient pu réagir pour se démarquer. Je n’ai pas encore noté une réaction de cette classe politique pour dénoncer ce qui s’est passé à Bantè, à Tchaourou et ailleurs. Ce n’est pas bien pour la République », a-t-il dénoncé. Avant d’ajouter : « Je ne suis pas adepte des arrestations, mais lorsque vous prenez des risques vous devez assumer toutes les responsabilités qui vont avec ».

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