LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Gabriel Katto, Sg du Collectif des Syndicats des conducteurs, transporteurs, travailleurs assimilés du Bénin (Cosycotrab) à propos de la réorganisation du transport urbain à Cotonou : « C’est une décision précipitée »

0 11


« Nous avons été associés à la prise de cette décision mais les avis ne sont pas toujours partagés. Je trouve que cette décision est précipitée. Il est vrai que les raisons de sécurité peuvent justifier la décision mais on pourrait quand même prendre du temps étant donné que nous disposons de sites, nous pouvons aménager les sites convenablement. Pour ce qui est des sites retenus Vodjè et Abattoir, ce n’est pas encore cela parce qu’il faut des appâtâmes pour les usagers en attente. Les véhicules quant à eux doivent avoir d’abri à cause de la saison pluvieuse. Il faut des toilettes pour plus d’hygiène. C’est primordial. Donc, il y a tout un tas de choses qui ne sont pas encore au point mais quand on dit que la mesure entre en vigueur dès ce lundi, je pense qu’on va encore demander un report afin que les autorités fassent un effort afin qu’un minimum d’aménagement soit fait sur le site, avant que le démarrage ne soit effectif. Nous ne savons pas si nous serons écoutés. Le préfet a déjà pris l’arrêté, il ne reste que l’arrêté municipal. Nous évoluons en rangs dispersés. Nous (associations de conducteurs) ne parlons pas d’une même voix. Dans ces conditions, le boulevard est ouvert pour l’autorité qui règne en maître et fait de nous ce qu’elle veut. La situation n’est pas aussi reluisante. Et puis, on devrait penser aux inconvénients. A partir de l’Abattoir, qu’est ce qui va se passer jusqu’à Dantokpa ? L’Abattoir, c’est presque la limite Ouémé-Littoral. Les populations vont se sentir lésées. Vous avez quitté Porto-Novo, vous payez 1500 FCfa pour le tarif et on vous dépose à l’Abattoir. De là, les “zémidjan” vous prennent à 400 FCfa pour aller à Tokpa ou centre de Cotonou ville. Cela fait une rallonge du prix du trajet. L’autorité devrait veiller à cela. En toutes situations, il y a des souffrances qu’il faut voir. Et puis le go-slow que les sorties des véhicules va créer à la sortie de l’Abattoir, il faut gérer tout cela.  C’est pour ces raisons qu’on disait à l’autorité de patienter. C’est une affaire de terrain. Nous devons aller sur le terrain afin de tout étudier en réunion point par point. Nous reconnaissons que des problèmes de sécurité persistent à Dantokpa et qu’il faut désengorger mais est-ce que c’est la meilleure manière ? Nous sommes d’accord qu’il faut désengorger. Deux sites c’est bien mais il faut voir comment c’est aménagé. A Bohicon par exemple, sur la nouvelle gare routière, tout a été prévu. A Parakou, c’est pareil. Ce que nous refusons ici, c’est la manière. Nous ne pouvons pas dénier à l’autorité ici, le droit de prendre des décisions pour la sécurité des populations mais avant de prendre les décisions, il faut régler les préalables ».

Propos recueillis par Gabin Goubiyi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez refuser si vous le souhaitez. Accepter Lire la suite