LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Ferdinand Missenhoun, porte-parole de la Fénacépib : « Les autorités ne devraient pas faire la sourde oreille à nos revendications »

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Dans une note en date du 1er décembre 2021, les Aspirants au métier d’enseignant (Ame), réunis au sein de la Fédération nationale des collectifs des enseignants pré-insérés du Bénin (Fénacépib), ont annoncé un abandon collectif des classes pour compter du lundi 06 décembre jusqu’au mercredi 08 décembre 2021. Dans la motion parvenue à notre rédaction, ces ouvriers de la craie exigent une amélioration de leurs conditions notamment un contrat de 12 mois et un retour au quota horaire hebdomadaire ainsi que leur insertion définitive. Dans un entretien accordé au journal « Le Matinal », Ferdinand Sourou Missenhoun, porte-parole de la Fénacépib et l’un des signataires de la motion, évalue le mouvement et parle du sort du supposé contrat qui les lie à l’Etat. 

Le Matinal : Le mouvement de grève a-t-il été suivi?

Ferdinand Missenhoun: Le mouvement de protestation et de boycott des activités pédagogiques a été globalement bien suivi. Dans tous les départements du Bénin, les Aspirants au métier d’enseignant (Ame) ont abandonné les classes.

Le contrat vous autorise-t-il à aller en grève?

Je ne voudrais pas que la question soit posée de la sorte, monsieur le journaliste. Cela m’irrite, me dérange et me démange quand on me parle des clauses d’un contrat que je n’ai pas vu et ni signé. C’est révoltant ! Aucun Ame n’a signé de contrat cette année. L’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) s’est juste servie de la signature de quelques-uns pour leur établir un contrat dont ils ne maîtrisent pas le contenu. Comment peut-on appliquer des textes d’un contrat à des travailleurs qui n’en savent rien? L’article sur lequel se basent les autorités aujourd’hui est méconnu des Ame. La question aurait été « avez-vous signé un contrat cette année ? » Et la réponse serait promptement « Non »! Il y a trop d’injustices dans cette affaire. L’année passée par exemple, c’est sur des tablettes que nous avions signées un contrat sans rien maîtriser de son contenu, parce qu’affamés pendant trois mois. Ce n’est qu’après le service, en vacances, que le contrat nous a été envoyé dans nos mails. C’est en ce moment que nous avons découvert que la somme indiquée sur ce contrat ne nous a jamais été payée. Alors que nulle-part sur ce contrat, il n’est mentionné la destination de ce qui est prélevé régulièrement sur le contrat. Cette année, nous n’avons signé aucun contrat et par conséquent ne sommes passibles d’aucune sanction.

Pensez-vous que les autorités vont accéder à vos revendications?

Les autorités ne devraient pas faire la sourde oreille à nos revendications car elles sont légitimes.

Le gouvernement envisage de radier les enseignants gréviste. Le contrat l’y autorise-t-il?

Ne parlons plus du contrat qu’on modifie chaque année. Je le répète, nous ne connaissons pas le contrat de cette année.

La menace de radiation des grévistes ne va-t-elle pas déstabiliser le mouvement de débrayage?

Les Ame n’ont pas intérêt à abandonner la lutte. Car, c’est de leur avenir professionnel qu’il s’agit.

Que feriez-vous en cas de non-satisfaction de vos revendications?

Nous ne comptons pas surseoir au mouvement si les autorités ne nous écoutent pas.

Propos recueillis par Gabin Goubiyi

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