LE MATINAL
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Etat des lieux de la corruption au Bénin de 2011 à 2021 : Des avancées notables, selon Gervais Loko et Jean-Baptiste Elias

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L’état des lieux de la lutte contre la corruption au Bénin était au cœur de l’émission ” 90 minutes pour convaincre” de la radio nationale hier, dimanche 12 décembre 2021. Invités, Gervais Loko, chargé de programme à l’Ong Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Alcrer) et Jean-Baptiste Elias, du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac),  ont fait le bilan de cette lutte au Bénin de 2011 à aujourd’hui.

La lutte contre la corruption au Bénin connait des avancées notables, même si beaucoup de choses restent encore à parfaire de 2011 à aujourd’hui. C’est ce que pensent Gervais Loko, chargé de programme à l’Ong Association de lutte contre le racisme l’ethnocentrisme et le Régionalisme (Alcrer) et Jean-Baptiste Elias, du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac). Ils l’ont fait savoir hier, dimanche 12 décembre 2021 sur l’émission « 90 minutes pour convaincre ».  En termes d’avancée, Gervais Loko a évoqué la loi sur la lutte contre la corruption de 2011. A cela s’ajoute selon lui, la mise en place de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) qui est une cour spéciale chargée de juger des faits de corruption au Bénin. « On a d’abord connu  un état de grâce à partir de 2011 parce que la loi sur la corruption a été votée. C’est une avancée notable pour notre pays, parce qu’on a des références très claires sur les grandes étapes de la lutte contre la corruption. Nous avons sur le plan normatif des mesures qui ont été prises pour prévenir la corruption. Les deux éléments de prévention de la lutte  contre la corruption entérinés par la convention de 2011, c’est la déclaration de patrimoine. Si dans un passé récent, on a un nombre d’agents publics qui ont pu déclarer leur patrimoine, c’est grâce à l’engagement de l’Anlc et de ses dirigeants. Donc, on a un cadre législatif renforcé. Un autre élément, c’est l’avènement de la Criet, une cour spéciale pour juger des faits de corruption dans notre pays. Pendant longtemps, la société civile a demandé qu’une cour spéciale s’occupe de ce cas. Donc, l’avènement de la Criet en 2018, c’est une très grande avancée dans notre pays, même si cette cour comporte beaucoup de défauts qui ont été corrigés par la suite », a-t-il expliqué. Un avis partagé par son vis-à-vis, Jean-Baptiste Elias, qui a salué les dirigeants qui ont mis sur pied la Criet. « C’est une juridiction spécialisée. Ce n’est pas une invention du Bénin. Il y au moins 40 pays qui avant le Bénin l’avaient mis en place. C’est une très bonne chose. Il faut féliciter les dirigeants qui ont mis en place cette juridiction », a-t-il déclaré.

Les statistiques de Transparency sur la lutte contre la corruption au Bénin

Jean-Baptiste Elias a évoqué les statistiques de Transparency international sur la lutte contre la corruption au Bénin de 2011 jusqu’à nos jours. Selon ses dires,  en termes de statistiques, le Bénin a évolué en dents de scie de 2011 à 2021 en ce qui concerne la lutte contre la corruption au Bénin. «  Le Bénin a été classé 100 sur 176 états qui ont été évalués. En 2012, Transparency international a noté les Etats et les a classés. Le Bénin a eu 36 points sur 100 et classé 94ème  sur 180  Etats. En 2013, le Bénin est resté stationnaire, 36 points sur 100 et resté toujours 94 sur 180. En 2014, le pays a fait un bond de 3 points, 39 points sur 100 ; 80ème sur 180. En 2015, le Bénin a chuté, on a eu 37  points sur 100 ; 83ème sur 180. En 2016, on a encore chuté 36 points sur 100, 95ème sur 180. En 2017, on a avancé de trois points encore, 39 points sur 100 ; 85 sur 180. En 2018, on a avancé d’un point ; 40 points sur 100 ; 85ème rang sur 180. En 2019, on a fait un point de plus, 41 sur 100 ; 80ème place sur 180. En 2020, 41 points sur 100 ; 83 sur 180 », a –t-il ajouté. Les invités ont également évoqué la digitalisation des services de l’administration qui permet aujourd’hui de limiter les actes de corruption.

Léonce Adjévi

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