LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Education/Résultats au Cep et au Bepc : Des statistiques qui confirment la pertinence des réformes

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Les résultats issus des examens du Certificat d’études primaires (Cep) et du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) témoignent du bon niveau de l’éducation au Bénin. A y voir de près, les résultats élogieux enregistrés depuis quelques années sont la conséquence de la panoplie de réformes initiés dans le secteur de l’éducation pour relever la qualité de l’enseignement.

81,90% et 66,46%, tels sont les résultats issus respectivement des examens du Certificat d’études primaires (Cep) et du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) au Bénin pour le compte de l’année scolaire 2021-2022. Ces résultats fort encourageants sont salués de part et d’autre même si on note une légère baisse de pourcentage au niveau du Cep, en comparaison aux performances enregistrées lors des deux précédentes éditions, 2021 (82,67%) et 2020 (84,70%). Ce qui n’est pas le cas au niveau du Bepc où de 60,50% en 2021, les statistiques ont grimpé de 6 points cette année, passant à 66,46%. Si ces résultats sont de nature à flatter l’égo des acteurs du secteur éducatif qui restent les principaux maillons de la chaîne de dispensation du savoir aux apprenants, il convient de reconnaître que le mérite revient aussi et surtout au gouvernement qui a su agir sur les leviers adéquats pour redorer, au fil des ans, le blason du secteur éducatif qui présentait un tableau plus ou moins sombre à l’avènement du régime du Nouveau départ en avril 2016. Il serait prétentieux de dire que l’état des lieux est totalement reluisant aujourd’hui. Mais à la vérité, on se doit de reconnaître que le gouvernement tient la question de l’éducation par le bon bout. Une question au cœur de ses priorités. En témoigne l’attention particulière accordée au secteur et la qualité de management des acteurs qui l’animent.

La spirale des grèves perlées encadrée, la réforme qu’il fallait

A son avènement, Patrice Talon et son gouvernement, tels des médecins, ont procédé au diagnostic du secteur éducatif au Bénin. Il s’est avéré que l’un des principaux goulots d’étranglement au secteur, reste les grèves. Depuis l’avènement du renouveau démocratique en effet, où la liberté de manifestation a été proclamée comme un principe à valeur constitutionnelle, les travailleurs du secteur public, ne ratent aucune occasion pour faire usage de ce droit afin de contraindre le pouvoir public à céder à leurs revendications. S’il est vrai que la grève reste un indéniable moyen de pression pour obtenir satisfaction des revendications, il n’en demeure pas moins que son usage excessif peut constituer un obstacle majeur à l’atteinte des objectifs du secteur. C’est malheureusement ce à quoi l’on a assisté entre 1990 et 2016 dans le secteur éducatif, où craies et autres instruments de travail étaient rangés au placard, au moindre malentendu entre gouvernement et acteurs du secteur. Cette situation a dangereusement perturbé le déroulement normal des programmes scolaires, ce qui a déteint sur le niveau des apprenants et subséquemment les résultats enregistrés en fin d’année scolaire. En décidant d’encadrer ce droit courant 2018, Patrice Talon et son gouvernement ont véritablement choisi d’attaquer le mal par la racine. Ce verrou sauté a eu le mérite de stabiliser l’année scolaire et académique et d’induire un meilleur encadrement des apprenants. Les résultats enregistrés aux différents examens depuis lors sont sans fausse modestie, le témoignage éloquent de la justesse et de la pertinence de cette audacieuse option gouvernementale, quand bien son initiative a donné lieu à une vive polémique à l’époque.

De grandes ambitions pour le quinquennat 21-26

Pour son second mandat, Patrice Talon a mis la barre très haut pour ce qui est du secteur éducatif. Les ambitions pour redorer complètement le blason de ce secteur en proie à un risque d’effondrement total il y a quelques années, vont coûter la bagatelle de 992 milliards de Fcfa soit, 8,6% du montant total du Pag II estimé à 12.011 milliards de Fcfa. Avec cette somme, le gouvernement entend initier de profondes réformes dans le sens de l’amélioration de la qualité de la formation mais aussi les conditions d’études des apprenants. Sur le chantier de l’amélioration de l’offre éducative, les responsables du secteur éducatif ont décidé de supprimer les options « modernes courts » et « modernes longs » pour compter de l’année scolaire 2022-2023. Au cours du mandat en cours, une attention particulière sera accordée à l’enseignement technique et la formation professionnelle, deux volets éducatifs majeurs desquels l’Etat veut faire un puissant moteur de transformation structurelle de l’économie et un écosystème favorable à l’entreprenariat.

Gabin Goubiyi

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