LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Décrispation de la tension politique : Talon ouvre le dialogue

0

Depuis 2016, les appels au dialogue se sont multipliés. Ce groupe de mots est devenu presque un refrain pour certains leaders de l’opposition qui en font d’ailleurs usage à chacune de leur sortie médiatique. Mais pour Patrice Talon, la conception du dialogue politique tant souhaité, n’est pas la même.

« Je veux vous rassurer que je serai le Président de toutes les Béninoises et de tous les Béninois. Les élections ainsi que les incompréhensions ou les querelles qu’elles génèrent, c’est désormais du passé. Dans la cohésion, tous ensemble, mettons-nous au travail pour consacrer définitivement le redressement de la grande nation que nous sommes, la fierté du grand Peuple que nous avons toujours été. » ce sont là quelques extraits du discours prononcé par Patrice Talon à l’occasion de son investiture pour un second mandat le 23 mai 2021. Pour certains leaders de l’opposition, ces propos sont juste un effet d’annonce pour impressionner. Cet avis n’est pas partagé par le Secrétaire général adjoint du gouvernement, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Pour l’ancien journaliste invité sur une émission dimanche 29 août 2021, contrairement aux insinuations des détracteurs, le président Patrice Talon s’est toujours montré ouvert et disponible pour le dialogue réclamé à cor et à cri. Répondant à une question du journaliste sur ce que devient le dialogue politique aujourd’hui, le porte-parole du gouvernement a clairement indiqué que « Dialoguer ne veut pas dire éternellement absoudre les gens qui commettent les mêmes fautes ». Autrement dit, du point de vue de l’ancien journaliste,  « Dialoguer ne veut pas dire qu’on absout systématiquement, radicalement  des gens qui se mettent en travers de la république et qui posent des actes répréhensibles et surtout que ce soit les mêmes personnes qui posent ces actes-là. ». En somme, dialoguer n’est pas synonyme d’impunité. Et pour Wilfried Léandre Houngbédji, « qu’il n’y ait pas d’impunité ne veut pas dire qu’on ne se parle pas». C’est du moins l’appréhension du Chef de l’Etat sur la question du dialogue qui, pour nombre d’acteurs politiques, reste aujourd’hui la panacée pour aboutir à la réconciliation nationale.

L’opposition sur un autre registre

Le principal goulot d’étranglement pour la formalisation du dialogue ou des assises nationales tel que souhaité par l’opposition, reste la diversité d’approches des acteurs politiques autour de cette question. En effet, l’opposition s’inscrit totalement sur un autre registre relativement à cette thématique. Pour ces acteurs, la réconciliation nationale passe par le dialogue politique. Et pour y parvenir, elle émet certains préalables qui sont contraires aux défis de bonne gouvernance et de lutte contre l’impunité que s’est assigné le président Patrice Talon. Au nombre de ces préalables, figurent la libération des personnes emprisonnées pour avoir attenté d’une manière ou d’une autre à la république, le retour des certains compatriotes qui se sont délibérément soustraits de la justice pour se réfugier à l’étranger. Ces conditions émises par l’opposition ont souvent été des verrous qui ont rendu impossible, l’aboutissement du dialogue souhaité. C’est ainsi que cette partie de la classe politique a, à plusieurs reprises, décliné la main tendue de Patrice Talon. Ce qui s’observe jusque-là s’apparente à un dialogue de sourds. D’un côté, un président disponible à dialoguer et rencontrer tout Béninois qui en fait la demande, de l’autre, une opposition radicale obtuse, et fermée à toute idée de dialogue au sens du Chef de l’Etat. Dans cette guerre d’idéologie et de conception, l’opposition reste la plus perdante. La belle preuve est que son intransigeance lui a perdre beaucoup de plumes dans l’univers politiques ces dernières années.  C’est plutôt un homme disponible au dialogue, disponible à rencontrer qui le souhaite. Dans ce schéma, on est bien tenté de donner raison à ceux qui estiment que le bout du tunnel n’est pas pour demain.

G. G

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez refuser si vous le souhaitez. Accepter Lire la suite