LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Crises exogènes sous Talon II: la stratégie pour lutter contre la flambée des prix

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Le président Patrice Talon vient de boucler six années de gestion du pouvoir d’Etat. Ces six années marquées par de nombreuses réformes, permettent de faire aujourd’hui face aux crises exogènes dont l’actuelle flambée des prix.

Alors qu’il était inconnu du grand public en 2O16 à son avènement au pouvoir, Patrice Talon,  le chantre du Nouveau départ a aujourd’hui marqué de façon indélébile les esprits de ses compatriotes. Car en plus de  la prouesse d’avoir changé le visage physique du Bénin, Patrice Talon et son gouvernement, ont mené avec succès la lutte  contre la corruption et  réussi une mise en ordre de la classe politique. Psycho andragogue, Djima Fatahou, salue surtout cette  réforme du système partisan, l’une des réformes politiques majeures du quinquennat passé, permet aux partis politiques d’évoluer sur l’échiquier politique avec plus d’indépendance et d’autonomie. « L’Etat met à leur disposition du financement public. Ils ont une autonomie et peuvent mener efficacement leurs actions. C’est une première dans notre pays. Cela  garantit la liberté  et le pluralisme comme l’exige l’Etat de droit », souligne-t-il. Faisant un bilan global des six années de pouvoir du président Patrice Talon,  Djima Fatahou, estime que c’est une véritable prouesse économique que le Bénin, arrive à produire 1,6 million de tonnes de maïs.  Il est d’autant plus surpris et heureux, parce que c’est depuis le régime Kérékou qu’une telle production était envisagée et attendue, mais n’a pas pu avoir lieu pour diverses contingences. Mais, pour en arriver aux succès économiques engrangés depuis six ans, cela n’a pas été tout facile. Comment le gouvernement a procédé? Quelles stratégies ont été mises en place ? Acteur et témoin privilégié, le Directeur général du Budget lève un coin de voile : « En 2016, l’état des lieux que nous avons fait, a montré que la structure budgétaire ne pouvait pas contribuer au développement », confie  Rodrigue Sèwènan Chaou. Il a fallu donc, explique-t-il, modifier le profil budgétaire, puisque sur 100 francs de recettes à l’époque, 70% était consacré au fonctionnement général de l’Etat, et 30% seulement à l’investissement et au social. Sous l’impulsion du chef de l’Etat, et du ministre des Finances, des réformes structurelles ont été initiées, afin de rendre la dépense publique plus efficace. « Ce qui a permis au Budget d’être un véritable instrument de développement ». Des marges ont été dégagées pour être consacrées à la production de richesse et au social. Exemple le plus abouti de ces réformes selon Rodrigue Sèwanou Chaou, c’est le Programme des cantines scolaires. « L’Etat consacre 15 milliards de francs chaque année au programme des cantines scolaires, ce qui fait qu’au bout de cinq ans, c’est 134 milliards de francs qui y seront consacrés », ajoute le Directeur général du Budget, pour qui cela ne serait pas possible sans les réformes opérées, et sans la volonté du chef  de l’Etat. Alors  que 29% seulement des apprenants était touché par le programme en 2016 ou 2017, près de 75 %  sont aujourd’hui touchés et, d’ici l’année 2023  les 100%  des apprenants du territoire national seront pris en compte.

Renforcer le pouvoir d’achat

« La position du gouvernement depuis 2016 est de dire, nous allons simplifier l’administration fiscale ; nous allons limiter le nombre de prélèvements », a confirmé le ministre Romuald Wadagni lors de l’émission Débat public, dimanche 3 mars 2022. « En 2016, nous avions 52 prélèvements ; aujourd’hui nous en avons à peu 34. On n’a pas augmenté le taux, il y a eu plus de personnes qui contribuent. Ce sont des personnes qui devraient payer, et qui ne payaient pas, qu’on a progressivement amenées vers le champ de la formalisation, le champ du respect de la loi », ajoute le ministre de l’Economie et des finances. Par ailleurs, face aux répercussions de la guerre en Ukraine, notamment la flambée des prix au plan mondial, le gouvernement n’est pas resté inactif. Des mesures anticipatives pour garantir le prix des intrants aux producteurs ont été prises et pour la baisse des prix. « Nous allons continuer à soutenir le pouvoir d’achat de nos compatriotes face à cette crise mondiale. La priorité n 1 pour le chef de l’Etat, c’est que nos populations sentent un mieux-vivre, que nous puissions nous assurer que chaque Béninois a effectivement du pouvoir d’achat pour manger convenablement  et satisfaire les besoins fondamentaux », a martelé le ministre lors du Débat public.

Wilfrid Noubadan

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