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Commission électorale nationale autonome : Le recrutement du Dge et des directeurs techniques lancé

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Lentement mais sûrement, la Commission électorale nationale autonome (Cena) met en place ses structures techniques en vue de l’accomplissement efficient de sa mission républicaine. Elle vient de lancer le processus de recrutement du directeur général des élections, des directeurs techniques ainsi que de la personne responsable des marchés publics. C’est au travers d’un avis d’appel à candidatures en date du 12 novembre 2021.

Le recrutement du directeur général des élections, des directeurs techniques ainsi que de la personne responsable des marchés publics est l’un des points inscrits à l’ordre du jour de la première session extraordinaire du conseil électoral qui se tient du 02 au 25 novembre 2021 au siège de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Le conseil électoral avait notamment projeté de procéder à l’examen et à l’adoption du projet des termes de référence relatifs au recrutement des structures techniques de l’institution. Les membres de la commission mixte Cena-Ministère de la fonction publique à laquelle cette mission a été confiée ont livré leur rapport qui devrait être soumis à la plénière du conseil. Le document ayant été adopté et validé, le président du conseil électoral, Sacca Lafia a, dans un avis d’appel à candidatures en date du 12 novembre 2021, lancé le recrutement des cadres techniques devant appuyer l’organe politique de la Cena qu’est le conseil électoral. Il s’agit du directeur général des élections, des directeurs techniques ainsi que de la personne responsable des marchés publics. En effet, outre le directeur général des élections qui reste le bras opérationnel de la Cena, cinq autres compétences sont recherchées pour étoffer le dispositif électoral et matérialiser la volonté du législateur d’affranchir l’organisation des élections, de la tutelle politique. Il s’agit du directeur chargé des affaires administratives et financières, du directeur chargé du matériel et des opérations, du directeur chargé des systèmes d’information, du directeur chargé de la communication et de la formation et de la personne responsable des marchés publics. Les missions et profils des cadres recherchés sont contenus dans le document qui précise par ailleurs le processus de désignation. Les dossiers des postulants aux différents postes sont attendus au plus tard le 30 novembre 2021 via la plateforme électronique de la Cena ou au secrétariat du président du conseil électoral.

La Direction générale des élections, l’organe moteur de la Cena

La direction générale des élections une structure clé de la Cena. Elle est chargée de la gestion de l’administration de la Cena et placée sous la supervision du Conseil électoral (Article 31 du code électoral). Elle est dirigée par le directeur général des élections qui est l’ordonnateur du budget de la Cena (article 33).  Elle est dotée de quatre directions techniques et assure entre autres missions, la préparation et l’organisation des opérations électorales et référendaires, la formation des agents électoraux, la vulgarisation du code et des textes électoraux, l’acquisition et le déploiement du matériel électoral, la réception et la transmission au conseil électoral des demandes de participation à la campagne référendaire, la répartition du matériel électoral dans les centres de vote, la gestion du personnel de la commission électorale nationale autonome. Il va s’en dire que la direction générale des élections reste l’organe technique et opérationnel du Conseil électoral qui lui, n’est qu’un organe politique. Cette réforme de la loi aura le mérite de mieux affiner le processus d’organisation des élections au Bénin. Désormais conduites par un cadre doté d’une expertise avérée et recruté par appel à candidatures, les élections devraient être mieux organisées et empreintes de transparence. Ceci va dissiper les soupçons de fraudes électorales, limiter les recours post-scrutins et ainsi mieux crédibiliser les élections. C’est du moins l’un des objectifs recherchés par les initiateurs de cette réforme majeure. Les élections législatives de 2023 constituent un test grandeur nature d’expérimentation de cette réforme. En attendant, l’opinion s’impatiente de découvrir l’identité et le profil de ce cadre atypique.

Gabin Goubiyi

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