LE MATINAL
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Chambre de commerce et d’industrie du Bénin: la Cci-Bénin entre modernisme et performance

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Le temple institutionnel de l’industrie et du commerce a été  exorcisé des démons qui l’éloignent complètement des actions concluantes et performantes. Avec le gouvernement du président  Patrice Talon, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin a retrouvé ses lettres de noblesse. Retour sur les actes de Alain Hinkati.

« Rien ne se fera à la tête du client », c’est avec ce ton fort qu’Alain Hinkati clame la fin du clientélisme qui entache sérieusement la crédibilité de l’élection à la Ccib.  Dans l’esprit d’éviter les conflits connus et éventuels, l’administration provisoire a proposé des critères objectifs et impersonnels. « Tous les conflits qu’on a observés par le passé parce qu’on a créé telle branche ou parce qu’on a attribué plus de sièges à telle personne au détriment de telle autre n’auront plus  droit de cité. Nous sommes allés loin puisque nous avons prévu comment on fait les arrondis de sorte qu’à partir des statistiques, nous soyons  en mesure de définir les branches d’activité, les secteurs économiques dans lesquels on va avoir les sièges. De même, on est capable de déterminer automatiquement le nombre de sièges qu’ils représentent à chaque branche ou à chaque corps électoral ou par grille. Ainsi, on peut se rassurer aujourd’hui que ce décret offre cette base et en même temps fixe très clairement pour les élections prochaines le nombre de sièges à pourvoir au niveau des 21 branches et dans chacune de nos régions économiques par secteur. Le 4ème  décret a, quant à lui, convoqué le corps électoral. La nouveauté s’y trouvant est que le gouvernement a convoqué le corps électoral au 18 décembre 2019. De même, l’innovation ici fixe les objectifs de performances attendues de cette mandature. Ce même décret dit aux opérateurs économiques ce que le gouvernement attend d’eux s’ils sont intéressés par ces élections. Nous avons donc quatre points de performance qui sont établis pour nous assurer que la chambre ne va pas continuer à tâtonner, mais qu’elle restera dans la mission que le gouvernement lui a assignée », a souligné Alain Hinkati.

L’indépendance des élus de la Cci-Bénin garantie mais….

« Les dirigeants élus ont de la marge, de la latitude dans leurs actions. Néanmoins, il faut bien noter que la Chambre du commerce et de l’industrie est un établissement public. Par conséquent, c’est un instrument pour la mise en œuvre de la politique du gouvernement en ce qui concerne la promotion du secteur économique. Alors, pour que l’Etat puisse contrôler ce qui se passe dans cet établissement, il faut quand même donner des lignes directrices qui sont au nombre de quatre », a détaillé l’Administrateur provisoire. A l’entendre, les réformateurs de la Cci-Bénin  commis  ont  mis le taux de mortalité des entreprises fixé autrefois entre 30 et  40% à 10% pour les entreprises qui vont être créées après l’installation de l’Assemblée consulaire dans les trois années qui suivront. Le motif qui sous-tend ce choix est qu’il est attendu de l’Assemblée consulaire, un rôle d’accompagnement, d’appui et  de conseil dont la finalité est de réduire la mortalité croissante des entreprises. Dans cette posture, les jeunes entrepreneurs ont toutes les chances  d’être suivis pour un challenge de  taille. En complément, il est exigé que les nouveaux élus avant la fin de leur mandature créent une école de commerce en partenariat avec des écoles connues au plan international.  Une mission d’envergure pour plus de professionnalisme  des entreprises béninoises.

La solution préconisée pour l’école de commerce

Pour Alain Hinkati, la Chambre consulaire a tous les moyens de créer l’école pendant les cinq années. A le suivre, cinq ans est largement suffisant puisque le Programme d’actions du gouvernement s’étale aussi sur la même période. « On est donc en train de leur demander de nouer des partenariats parce que c’est la vocation d’une Chambre d’en créer. C’est d’ailleurs la mission des Chambres. En réalité, il n’y a que les opérateurs économiques pour connaître leurs propres besoins. De même, il n’y a que des professionnels pour en former d’autres. Au-delà de la théorie existante dans nos universités, on a besoin des professionnels dans nos écoles pour identifier au mieux les besoins de nos entreprises Au-delà des offres de formation qu’on a aujourd’hui, vous savez qu’il y a la problématique des chambres qui travaillent sur la base de la formation professionnelle. Ce sont les chambres de commerce qui peuvent donner des expertises et les ressources pour que ce genre de chose soit fait. Donc, nous voulons déjà que la chambre comprenne que les questions de formation majeure impliquent tous les opérateurs économiques de notre pays. Ils ont du mal à avoir les ressources humaines de qualité, c’est une vraie problématique pour le développement des affaires», a-t-il  justifié.

Les atouts pour la création de l’école de commerce 

Le travail consiste à faire des études au niveau des régions pour identifier les filières et pour créer les infrastructures. Ainsi, au moins deux entreprises s’installeront dans les filières de la région avant la fin du mandat. Cela permet de voir les potentiels au niveau des différentes régions, de les  valoriser et de faciliter l’implantation d’entreprise pour les  exploiter. « Vous savez, il y a eu le problème de gouvernance de la chambre. Nous avons beaucoup d’infrastructures qui ont été construites par les différentes mandatures qui sont vraiment en état de dégradation. Les mandatures précédentes n’ont rien fait par rapport à ces infrastructures réalisées à grands frais. Nous demandons maintenant à la nouvelle mandature de faire des études sur ces infrastructures, de penser à comment réhabiliter et les mettre en état de fonctionnalité », a confié l’Administrateur provisoire.

La gestion de Satchivi au cœur des échanges

Si on a bien fait déjà,  fait remarquer l’équipe provisoire,  on sentirait un peu les effets. Ils ont fait quelque chose, mais ils n’ont pas suffisamment visé ce qui nous permet d’être fiers de notre Chambre. Ils n’ont pas suffisamment visé les services d’actions de notre entreprise. Ils ont réalisé des infrastructures, c’est bien. Mais beaucoup de ces infrastructures ne sont pas en état de fonctionnalité. La preuve, ils ont un problème. Mais pendant qu’on faisait cela, on a délaissé l’organisation des services d’appui et d’accompagnement dont nos opérateurs économiques sont en droit d’attendre leurs changements. Ce sont les éléments sur lesquels on va revenir. Vous savez que, a-t-il continué,  les mandatures précédentes se sont beaucoup moins occupées. On a observé beaucoup de pratiques, multiplications de voyage, payements de primes. On s’est occupé des marchés pour les infrastructures. Donc, on s’est beaucoup plus occupé de la gestion financière de la chose, plutôt que du service attribué aux entreprises. L’administration de la Chambre n’était pas aussi organisée. Nous avons prévu de revoir l’organigramme du secrétariat général pour le sortir des prérogatives des élus en ce qui concerne la gestion financière. Donc, nous avons donné pleins pouvoirs en matière de gestion des activités financières au secrétaire général qui s’en occupe. Ils ne sont pas élus pour devenir des financiers de la Chambre. Ils sont élus pour donner leurs idées, leurs raisons et pour challenger les propositions, parce qu’ils connaissent les problèmes qu’ont les opérateurs économiques. Nous avons un outil qui a vocation à faire le don et donc, il faut connaître les parties pour les régler. C’est ce qu’on attendait. Si on a besoin de la gestion financière, il faut les experts, les spécialistes.

Bienvenue Agbassagan 

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