LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Bénin/Covid-19 : Wilfried Houngbédji donne les motifs de la réouverture des classes au détriment des églises, mosquées et bars.

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Le gouvernement a fait l’option de rouvrir les écoles et collèges dans un contexte où le pays connait une explosion en matière du nombre de personnes atteintes du Coronavirus. D’aucuns se demandent pourquoi la réouverture des écoles et collèges alors que les églises, mosquées et bars restent fermés. Au cours d’une émission sur la télévision nationale, vendredi 8 mai 2020, le directeur de la communication ( Dir com) de la Présidence de la République est revenu sur la question.

Au cours de son intervention, Wilfried Léandre Houngbédji a distingué les rassemblements essentiels et ceux de non essentiels lorsqu’il y a une crise. Pour l’invité, aller à l’école et valider son année est indispensable pour l’humanité et l’État en prenant une telle décision vise à préserver l’équilibre du pays et les intérêts généraux. « Il est pertinent pour l’État de mettre en place les mécanismes pour triompher le mal. Pour le moment, la vie continue dans notre pays. L’Etat observe la situation. Il est de la responsabilité de l’État de permettre à ce que les apprenants puissent valider l’année. S’il y a cas de force majeure où tout doit s’arrêter, le gouvernement le constaterait. Nous ne sommes pas encore à un moment où tout doit arrêter ». Tout en estimant qu’il ne banalise pas la situation sanitaire du pays, l’invité ajoute que le commun des Béninois doit apprendre désormais à vivre avec le mal comme tout autre. « Nous savons nous adapter aux situations. Et dans ce cas, il n’y a pas de peur à avoir puisque le gouvernement a pris très tôt des dispositions pour contenir le mal », a-t-il renchéri. A en croire le Dir-Com de la présidence, en maintenant les églises, mosquées et bars fermés, le gouvernement n’a pas voulu prendre plus de risque qu’il n’en faut même s’il y un traitement efficace et de prise en charge. « Si Dieu est magnanime, il comprend très bien que celui qui ne vient pas à la mosquée ou à l’église parce qu’il respecte les mesures prescrites par son gouvernement, celui-là est un bon citoyen, un bon fils de Dieu et Dieu lui pardonnerait de ne pas se présenter au culte quand les conditions ne sont pas réunies », a-t-il expliqué.

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