LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

Après sa disparition : Jean-Marie Zohou reçoit des hommages

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Il est mort mais, sa mémoire continue de rester vivace dans les esprits des anciens militants de la section dahoméenne de l’Union générale des étudiants et élèves dahoméens (Ugeed). Jean-Marie Zohou reçoit l’hommage de ces derniers qui ne sont pas prêts à l’oublier de si tôt. Ci-dessous, leur hommage qui retrace son parcours terrestre.  

Hommage des militants des anciennes organisations démocratiques à feu Zohou Jean-Marie

Jean-Marie s’en est allé laissant parents et amis dans une totale angoisse après une chute ayant entraîné une hémorragie interne cérébrale. Il a été accueilli d’abord à la clinique Suru-Léré d’Akpakpa puis transféré au Cnhu où il rendit l’âme en dépit des efforts notés çà et là de la part de ses amis et parents proches.

Mais, en effet qui est Jean-Marie Zohou ?

Jean-Marie Zohou affectueusement appelé “Petit” dans la section de France de Filognon à cause de sa petite taille, de sa jeunesse et de son esprit espiègle est né en septembre 1950 à Gnidjazoun.

Titulaire d’un baccalauréat scientifique obtenu au collège Aupiais avec mention Bien, il est doté d’une intelligence remarquable et s’est inscrit dans une école préparatoire et a pu réussir avec brio au concours des Ecoles d’ingénieurs d’où il est sorti avec le titre d’Ingénieur des travaux publics. Malgré cette distinction, il était très affable et plein d’humour. D’allure sportive, il est très endurant, il est capable de travailler toute la nuit sur différents rapports et de se lever très tôt le matin et satisfaire à ses obligations académiques. Très peu porté sur l’avoir et le paraître, il affectionnait ses tenues de travail, de technicien de chantier. L’intellectuel est un passionné des mathématiques et des sciences physiques. Il s’employait à cultiver une forme de rhétorique axée sur le tribun ce qui fait de lui un ardent défenseur des causes qu’il estime justes.

Son engagement politique trouve son fondement avec la pensée marxiste-léniniste en partage avec toutes les histoires des luttes de libération nationale. Son militantisme et son engagement politique trouvent aussi leur expression dans les mouvements estudiantins et africains notamment en France. Militant actif de l’Association des étudiants dahoméens en France, il a été porté par l’ensemble des étudiants africains au poste de Secrétaire général de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (Feanf).

Au niveau des intellectuels engagés du Dahomey, il a joué un rôle important dans la création et l’animation du Comité d’organisation des organisations démocratiques dahoméennes en France (Section française de la Jud). Il s’est particulièrement illustré dans la direction de la section de France de Filognon en contribuant de façon substantielle à la rédaction de deux célébrissimes documents de formation et d’orientation à savoir « Opportunisme et révolution » et « S’organiser de manière nouvelle».

C’est dans ce creuset qu’il a participé à la création et à l’animation du Journal Adonkpodoté, organe de communication et de formation des militants de Filognon (section de France) dont il est devenu le Directeur de Publication.

Son engagement politique au pays a été remarquable. Ainsi, il a participé aux côtés des camarades Marcellin Dégbé et Bienvenu Akoha à l’Initiative patriotique, préfiguration du Mdps à la faveur des libertés démocratiques.

Mentionnons qu’au cours du Renouveau démocratique, il a été député de la 1ère législature et par la suite élu conseiller communal à Bohicon et Chef d’arrondissement de Gnindjazoun.

Le début de sa carrière professionnelle coïncide avec sa nomination au poste de Directeur général dans une société privée dont le promoteur est Monsieur Kèdoté Augustin. Dans l’administration publique, il a été aussi successivement Directeur des enseignements technique et professionnel, Professeur au Collège polytechnique universitaire d’Abomey-Calavi et enfin Directeur du matériel des travaux publics (Dmtp).

Puisse ce survol de l’activité militante de la trempe de Zohou Jean-Marie être une source d’inspiration pour la jeunesse de notre pays.Les anciens militants de la section dahoméenne de l’Ugeed

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