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Affaire « 39 hectares à Abomey-Calavi » devant la Criet : Le procès renvoyé sous huitaine

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(Le préfet Codjia et l’ancien ministre Dassigli attendus à la barre)

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) n’a pas pu rendre son verdict dans l’affaire bradage de 39 hectares dans la Commune d’Abomey-Calavi. Ouverte mardi 6 juillet 2021, l’audience a été reportée au mardi 13 juillet prochain.

La première journée de l’affaire bradage de 39 hectares à Abomey-Calavi, s’est achevée hier sans que le dossier ne soit vidé à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Le procès a été tout simplement renvoyé au mardi 13 juillet 2021. Et à cette occasion, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia et l’ancien ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, Barnabé Dassigli, sont attendus à la barre. Les juges ont écouté dans l’après-midi après la suspension de l’audience, l’ancien maire d’Abomey-Calavi, principal accusé dans l’affaire. Georges Bada a donné sa version des faits en expliquant qu’il n’a fait qu’exécuter une décision de justice qui ordonnait la rétrocession du domaine de 39 hectares incriminé à dame Kpohinto Zounon. Décision qui, a-t-il fait savoir, a été appuyée par le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia. C’est donc pour rester en droite ligne avec son supérieur hiérarchique que l’ancien maire dit avoir mis sur pied une commission ad ‘hoc pour étudier le dossier dont les résultats ont été examinés à l’occasion d’un Conseil communal; Conseil au cours duquel, 35 conseillers sur 37 ont voté « Pour » en faveur de l’exécution de la décision judiciaire, d’où l’attribution de 325 parcelles à dame Kpohinto Zounon. Sur les 325 parcelles, dame Kpohinto n’a reçu que 110 parcelles avec des terrains dont plusieurs conseillers sont devenus par la suite propriétaires. L’ancien maire Georges Bada dit n’avoir reçu aucune parcelle dans cette affaire dont il affirme ne rien maîtriser. A propos de ce dossier de bradage de 39 hectares, dame Kpohinto dit être flouée par l’ancien chef  d’arrondissement d’Abomey-Calavi centre en la personne de Bernard Houssou à qui, elle aurait confié tout le dossier. « Le Ca Bernard Houssou ne m’a pas fait le point des parcelles  vendues. Pire, il me dit de dire que c’est moi qui ait vendu lorsque la question me sera posée », a-t-elle confié. Face au juge, le Ca en question a donné sa version des faits sans que les juges ne soient visiblement convaincus. Rendez-vous est donc pris pour mardi 13 juillet prochain pour la suite de cette affaire.

Les inculpés plaident non-coupables

La première audience de l’affaire bradage de 39 hectares dans la Commune d’Abomey-Calavi à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a été effective. A 9h37 minutes, les juges en charge du dossier ont fait leur entrée dans la salle d’audience. A l’issue des formalités d’inculpation, les 19 personnes mises en cause dans le dossier et placées sous mandat de dépôt dont l’ancien maire Georges Bada ont plaidé non-coupables. Abus de fonction, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux sont entre autres, les chefs d’accusation à leur encontre. Après cette étape, la parole a été donnée à Firmin Gbènansoua, président de l’Association de défense des intérêts de la Commune d’Abomey-Calavi. Ce dernier a retracé l’historique de l’affaire qui a-t-il déclaré, existait déjà à l’époque de l’ancien maire Liamidi Houénou de Dravo. « La zone incriminée se retrouve dans la Zoca et dame Kpohinto qui se réclame propriétaire du domaine en 2006 n’a en réalité aucun lopin de terre dans la zone. En son temps, nous avons alerté le maire Liamidi Houénou de Dravo qui a rangé ce dossier, idem pour son successeur Patrice Hounsou Guèdè qui n’a pas donné une suite favorable mais c’est au temps du maire Georges Baba que les terres ont commencé par être morcelées malgré nos rappels à l’ordre », a exposé Firmin Gbènansoua à la barre. On retient de sa déposition, que tous les propriétaires terriens ont été dédommagés et que le père de dame Kpohinto ne fait pas partie du répertoire de ceux qui ont été dédommagés dans les années 1961 selon les données du cadastre et figurant au Journal officiel. Mais les avocats de la défense ont expliqué qu’avant la décision de justice ayant reconnu dame Kpohinto comme propriétaire terrien, cette dernière avait réclamé à l’Etat béninois d’être rétablie dans ses droits. L’audience a été suspendue vers 12h30 et sera reprise à 14h.

Marcus Koudjènoumè

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