LE MATINAL
Le Matinal est l’un des premiers quotidiens privés nés quelques années après la conférence nationale. Le matinal existe depuis 1997 et est aujourd’hui tiré à plus de 5000 exemplaires, LE MATINAL est aujourd’hui le quotidien plus influent au Bénin.

A la découverte de Maître Benjamin Soudé: la référence du karaté béninois

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Karatéka dans l’âme, il fait partie des avant-gardistes de cette discipline au Bénin. S’il ne se considère pas comme celui qui a fait naître le karaté au Bénin, il est sans doute celui qui lui a permis d’avoir sa réputation actuelle. Benjamin Soudé, est un passionné qui cumule à son actif, cinq décennies de pratique de karaté.  

 Qui est Benjamin Soudé ?

Benjamin Soudé est un jeune homme de soixante-quatorze (74) ans comme il se plaît à le dire. Marié, il est père de neuf (9) petits enfants.  Sur le plan professionnel, il est ingénieur agronome de formation.  Pour ce qui est du sport, ce septuagénaire qui s’est fait connaître grâce au karaté-Do, est le premier président de la Fédération béninoise de ce sport de combat et même l’un des gardiens du temple de la discipline. L’homme a d’abord fait ses débuts dans les sports de main notamment le basketball, le handball et le volley-ball avant de se diriger vers son sport de cœur à qui il a offert une belle histoire sur le plan national et international. 

Ses bons débuts dans le karaté…

Très amoureux des arts martiaux, Benjamin Soudé s’est dirigé vers le judo dans les années 1960. Mais, très tôt, il va fausser compagnie aux pratiquants de cet art martial d’origine japonaise. La raison, Benjamin Soudé déteste se voir projeter vers le sol. Alors courtisé par plusieurs arts martiaux à son arrivée en Belgique en 1969 pour la poursuite de ses études en agronomie, il va finalement se diriger vers le karaté. La seule discipline de proximité à Gembloux dans la province de Namur (ville francophone de Belgique). C’est en mars 1970 qu’il va s’inscrire dans le club de la ville, « Namieu Karaté club » du maître Pierre Barzin. C’est le lieu de ses premières notions dans la discipline. A ses débuts, le jeune pratiquant aura la chance de faire la rencontre du grand maître Satoshi Miyazaki (Pionnier du karaté belge, il a été maître instructeur karateka né le 17 juin 1938 dans un petit village de la préfecture de Saga (îles Kyūshū, Japon), décédé le 31 mai 1993). Cette rencontre va motiver le néo karatéka d’alors. Ainsi va naître une histoire qui dure déjà depuis plus de 50 ans. Malgré son âge, Shihan (titre japonais, souvent utilisé dans le budō. Il signifie « professeur» ou « modèle») Benjamin Soudé ceinturé d’une ceinture noire avec 10ème Dan continue d’apporter son expertise aux pratiquants du karaté au Bénin, en Afrique et dans le monde.  Au Bénin, il est depuis quelques années l’instructeur en chef à la Fédération Béninoise de karaté.

Une carrière pour instruire…

Malgré sa jeune carrière, son abnégation, ses ambitions et sa détermination lui ont permis de diriger un premier club en 1972 dans la ville qui l’accueillait depuis son arrivé en Belgique. Benjamin Soudé devenait donc l’assistant de l’instructeur japonais Satoshi Miyazaki qui avait souhaité que la ville de Gembloux ait son club de karaté, permettant à l’un de ses élèves les plus performants d’instruire d’autres, bien qu’étant ceinture marron. Il lui fallait donc jouer le rôle d’instructeur en attendant l’arrivée de son maître qui se présentait une fois par quinzaine pour constater le travail qui était fait par le jeune béninois.

Karol Sékou (Stag)

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